La Mort est une femme comme les autres, de Marie Palenko

Bal d'Halloween

Je suis heureuse de vous présenter, aujourd’hui, La Mort est une femme comme les autres de Marie Pavlenko, un livre absolument gé-nial…

Mon résumé :

  Emm est la Mort. Depuis des milliers d’année, elle fauche près de cent mille humains par jour. Mais ce surmenage a un prix : elle finit par faire son burn out.
  Sur Terre, c’est le chaos désormais : quelles que soient les méthodes employées, il est impossible  de mourir. Les gens se baladent les organes à l’air, les malades ne parviennent pas à rendre leur dernier souffle. Les hôpitaux sont surpeuplés et les médecins ne savent plus où donner de la tête. On craint la surpopulation, les guerres civiles et les pénuries.
  Indifférente au bordel mondial, Emm se promène dans la ville en essayant de comprendre ce qui l’a poussée à arrêter de travailler : fatigue ? Lassitude ? Le mystère reste entier. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Suzie, une jeune femme un peu mieux lunée que les autres humains, et Anatole, un beau médecin ténébreux. A leurs côtés, Emm va découvrir la vraie nature humaine et, qui sait, peut-être retrouver sa motivation…

 

Publié aux éditions Pygmalion. 193 pages (si court, trop court !) pour un format moyen.

Coût : 16 €.

Mon verdict :

La Mort est une femme comme les autres, c’est un livre que j’ai attendu des mois durant. Que j’ai acheté le lendemain de sa sortie, et que j’ai lu en quelques heures. Lu ? Dévoré, oui ! J’avais placé énormément d’espérances sur cette lecture, et je n’ai pas du tout été déçue. Le roman est plus petit que ce que j’avais imaginé, environ 200 pages, mais ces 200 pages sont un pur concentré de délires et d’humour noir.
  Emm est, pour sûr, une anti-héroïne ô combien sympathique. Elle est blasée de tout. Elle n’a pas de complexe et s’assume complètement. Tout es dit, « la Mort est une femme comme les autres » ! Emm nous est à la fois familière et étrangère, de par son physique plus ou moins quelconque et le détachement avec lequel elle considère la société humaine.
  J’avais reproché la naïveté de l’intrigue amoureuse au Livre de Saskia, du même auteur, mais la chose s’est bien améliorée ! Je ne spoile rien évidemment, mais j’ai apprécié le dénouement de l’histoire sentimentale. Pas vraiment surprenant, mais bien géré.
  Marie Pavlenko m’avait précédemment charmée par son humour piquant, distillé par touches régulières dans ses romans. Mais cet humour sarcastique voire carrément noir est au paroxysme de sa force dans La Mort est une femme comme les autres ! ça n’arrête pas une seconde et on s’en régale. Entre les surprise d’Emm confrontée à nos coutumes et les situations juste épiques dans lesquelles se fourrent les protagonistes, aucun répit n’est accordé au lecteur ! Et ce n’est pas pesant du tout, c’est un plaisir.
  Toujours en comparant avec Le Livre de Saskia, il y a ici peu de personnages ; en revanche, on explore davantage leurs personnalités respectives, leurs qualités comme leurs défauts… C’est une nette amélioration (perso dans Le Livre je confondais souvent tel ou tel).
  Quelques mises en garde tout de même : La Mort est une femme comme les autres est édité chez Pygmalion, à la mince frontière entre littérature jeune adulte et littérature adulte tout court. Si l’histoire me paraît moins émotive que le Le Livre de Saskia, ce doit être aussi parce que Marie Pavlenko a, pour ce livre en tout cas, changé de registre. Le style est plus cru, franc, et il y a des allusions sexuelles plutôt explicites. Gare aux plus coincés d’entre vous !
Bien sûr il faut parler de la Faux. Et oui, ici, la Faux de la Mort est un personnage à part entière, et quel personnage…! Elle n’a pas la langue dans sa poche et ne manque pas de culot. Elle joue un rôle particulier, psychologique : elle est un peu le reflet d’Emm, c’est elle qui la confronte à ses doutes et ses démons, qui tente de la re-motiver pour son boulot, puis c’est elle qui lui dicte quoi faire dans le monde des humains pour retrouver la pêche… Elle est ironique, sarcastique, un chouia injurieuse, bref, on l’adore !
  Un dernier point à aborder, un aspect particulier du roman : il arrive qu’Emm nous serve, au gré d’un dialogue ou d’un passage narratif, une petite description du monde humain tel qu’elle le voit. De comment les humains perçoivent la mort, du mépris qu’elle ressent à leur égard. Ces passages sont importants, intéressants. Ils font réfléchir et m’ont beaucoup plus. Je me devais d’en parler ici car cela m’a marquée : ce sont des passages intelligents et lucides au milieu de toute cette belle folie.

 

Mes notes :

Le titre : 2/2
La mise en page : 2/3
Le langage : 4/4
La nature : 2/2
Le thème : 3/3
Le genre : 2/2
L’intrigue : 5/5
Les personnages : 3/3
Le style littéraire : 3/3
Le plaisir de la lecture : 3/3
Total : 29/30. Waouh !
//petit rappel : à mon sens, ce n’est pas vraiment le total des points qui compte, mais plutôt les notes par catégorie : il est plus intéressant et instructif de noter à quel endroit le livre a perdu des points, et pourquoi.//

 

CQFD :

  //Election officielle de La Mort est une femme comme les autres comme étant l’un de mes coups de cœur absolus//
De toute façon, vous avez bien pu le voir dans mes notes, ce bouquin, JE L’ADORE. A mon sens, y a rien à lui reprocher. Marie Pavlenko, je vous tire mon chapeau. C’est un quasi-sans-faute !
  J’avais passé mon tour pour la sortie de Marjane, mais La Mort est une femme comme les autres me persuade de continuer à suivre votre actualité.

 

  Je compte sur vous les enfants. Courrez en librairie, je veux voir La Mort est une femme comme les autres en rupture de stock !!

La presse en parle…

article publié dans le Paris Normandie en novembre 2015

Bonus :

J’ai dû rédiger, pour le journal de mon lycée, une mini-chronique sur La Mort est une femme comme les autres : je vous la communique ici en tant que contenu bonus !

La Mort est une femme comme les autres, de Marie Pavlenko

L’article est de traveeers ! Mais c’était la seule solution pour qu’on le voie en entier… Cliquez dessus pour le voir en plus gros.
J’ignore qui a ajouté ce joli dessin d’Emm à l’article. Mais chapeau l’artiste ! En plus, il est très peu probable que cette personne connaisse Emm, alors il aura fait le portrait au feeling, et ça tombe presque juste quand même !
Chronique du Livre de Saskia, de la même auteure
Le site de Marie Pavlenko : ici !
La Mort est une femme comme les autres, de Marie PavlenkoMarie Pavlenko au SLPJ 2015 !

Amitiés,

Shishi et Chinmoku.

Publicités

Un commentaire sur “La Mort est une femme comme les autres, de Marie Palenko

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s