Madame Bovary, de Gustave Flaubert

 

Comment j’en suis arrivée à lire Madame Bovary :

C’est une chronique un peu particulière que je poste aujourd’hui : en effet, c’est en cours de français que j’ai dû, il y a peu, faire un exposé sur Madame Bovary. Je me suis dit que c’était l’occasion rêvée pour vous faire découvrir, pour une fois, non pas un roman ado mais un pur classique dont la réputation est plutôt mitigée…

 

Madame Bovary, de Gustave Flaubert

 

 

Mon résumé :

  Emma Rouault est fille de fermier. Elle a été éduquée dans une institution religieuse : mais quand les bonnes sœurs regardaient ailleurs, elle dévorait une foule de romans sentimentaux, à l’eau de rose, de grandes histoires d’amour passionnées…
  Résultat, quand devenue jeune femme, elle rentre chez son père, elle a la tête farcie d’illusions à l’endroit de l’amour et de ses caractères.
  Elle épouse Charles Bovary, médecin de son état, et ils s’en vont vivre à Yonville, une petite ville campagnarde de Normandie.
  Peu à peu, leur relation passe de la folie des premiers mois à une tendresse conjugale plus routinière. Là n’est pas l’image qu’avait Emma de l’amour : malheureuse, insatisfaite, elle va chercher ailleurs la passion que son cœur désire tant.
  A côté de cette quête (l’adultère, on l’aura compris), Mme Bovary est aussi assoiffée de luxe : malgré son médiocre statut social, elle s’abonne à des revues de mode parisienne, elle s’achète les plus beaux velours et collectionne les accessoires distingués – gants, foulards et autres fantaisies.
  Ainsi peu à peu, elle accumule des dettes, et cela va finir par se retourner contre elle…

 

 

Mon verdict :

  Bon, j’imagine que la plupart d’entre vous connaît déjà, ne serait-ce que par le bouche-à-oreille, la fin de Madame Bovary. Par respect pour ceux qui l’ignorent, je n’en parlerai pas trop en détails ici.
  Madame Bovary, c’est avant tout l’histoire d’une vie ; la vie d’une femme qui voit les choses en grand, malgré son peu de moyens. De la jeunesse à l’âge mûr, nous suivons le quotidien d’Emma : c’est d’ailleurs un bon moyen d’approcher le mode de vie du 19ème siècle, de se familiariser avec, Gustave Flaubert étant un auteur dont les œuvres sont profondément ancrées dans le réalisme.
  Il se passe bien des choses à Yonville : des adultères et des intrigues de voisinage… Très « réaliste » encore une fois. Selon qu’on aime ça ou pas, on peut trouver ces petites aventures et ragots tout à fait charmants, ou au contraire ennuyeux à loisir.
  Madame Bovary, « ça passe ou ça casse », comme on dit. C’est en cela que le livre m’a piégée : au début, je me suis prise au jeu, et j’ai beaucoup aimé cet aspect un peu pittoresque ou même futile des intrigues. Mais il faut dire que, sans être un pavé, c’est quand même un bouquin quelque peu conséquent, et au fur et à mesure je me suis lassée.
  Abordons l’élément le plus important de ce roman ; Emma Bovary elle-même (comme l’indique son titre) ! Emma est, comme précisé précédemment, complètement illusionnée sur la plupart des aspects de la vie. Son éducation et ses lectures lui ont donné soif de sensations. En cela, le lecteur, qui la suit tout au long de son histoire, a parfois l’envie peu orthodoxe de lui coller deux-trois claques, afin de la réveiller un peu. Emma, en passant son temps à soupirer après ses amants et à dépenser de l’argent qu’elle n’a pas, creuse en quelque sorte sa propre tombe. Ses situations sentimentale et financière s’aggravent et elle ne s’aperçoit de rien, persuadée que tout va pour le mieux. Un marchand rusé, Mr Lheureux, profite de sa crédulité pour lui soutirer, de par des manœuvres complexes, des milliers de francs ! Je soupçonne Flaubert de vouloir faire passer, grâce à Lheureux, une idée un peu sexiste, comme quoi les femmes ne savent pas gérer leur argent… Mais ce n’est qu’une conjecture.
  Emma se comporte comme une princesse malheureuse alors qu’elle n’est que la femme d’un simple médecin de campagne. Le lecteur peut s’en trouver ému ou agacé, selon qu’il ait décidé de lire Madame Bovary en respectant le point de vue interne ou en prenant du recul par rapport à notre héroïne.
  Il me faut bien parler, dans cette chronique, des amants d’Emma : elle en a eu deux en tout. Cela semble peu, mais elle est restée longtemps avec eux, et ils l’ont abandonnée pour la même raison : son sentimentalisme et sa passion démesurés leur ont fait peur. Ils ont préféré prendre leurs distances. Une autre preuve du caractère douteux d’Emma. Ses adultères ont d’ailleurs valu à Flaubert un jugement en tribunal pour « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs ». Heureusement, il a fini par être acquitté. Il faut dire que Madame Bovary est un livre qui relate en détails les tourments de l’âme féminine dans l’amour : sa franchise a dû heurter les sensibilités de l’époque.

 

 

Mes notes :

Le titre : 2/2
La mise en page : 1/3 La couverture de mon édition n’est vraiment pas très belle…
Le langage : 2/4
La nature : 1/2
Le thème : 1/3
Le genre : 1/2
L’intrigue : 2/5
Les personnages : 3/3
Le style littéraire : 3/3
Le plaisir de la lecture : 2/3
Total : 18/30.
//petit rappel : à mon sens, ce n’est pas vraiment le total des points qui compte, mais plutôt les notes par catégorie : il est plus intéressant et instructif de noter à quel endroit le livre a perdu des points, et pourquoi.//

 

 

 

CQFD :

  Moyenne, la note, mais il faut dire que Madame Bovary est bien différent de mes lectures habituelles. C’est toujours bon pour la culture et la vanité de lire un classique de temps en temps : laissez-vous tenter, même si perso je reste un peu froide à l’endroit du réalisme de Flaubert. 

 

 

Amitiés,

Shishi et Chinmoku.

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