Victor London – L’ordre Coruscant, de Patrick McSpare

 

Victor London, de Patrick McSpare

 

 

Mon résumé :

Londres, 1867. Victor London est un orphelin de treize ans, qui depuis toujours vit dans le redoutable East End, le quartier le plus dangereux de la célèbre capitale anglaise. Logé dans une workhouse, (« un hospice des pauvres aux conditions de vie égales à celles d’un bagne »), le jeune garçon enchaîne les journées de travail dans une manufacture de tissu.
  Néanmoins, London n’est pas un orphelin comme les autres : passionné de littérature malgré ses faibles moyens, il conserve précieusement tous les chapitres d’Oliver Twist dans une boîte en fer-blanc ; il les découpe dans le journal. Oliver est son modèle, son héros, et chaque jour que Dieu fait Victor espère que lui aussi sera sauvé de la misère par un bourgeois au grand cœur…
  Une nuit, sa workhouse est attaquée par la malfaisante Ombre-Qui-Tue, un assassin à la sombre réputation dans les rues de Londres. Le plus important ? C’est après Victor qu’il en a. Suite à d’éprouvantes poursuites nocturnes, l’adolescent se retrouve dans un bar mal famé de l’East End, en bien curieuse compagnie : miss Keenan, une Irlandaise déguisée en homme, et Charlie, un Anglais blond et mystérieux…
  Victor se retrouve embarqué dans une aventure sombre et complexe, pleine de non-dits et de faux-semblants : à la recherche du puissant Soleil Noir, parviendra-t-il à différencier ses alliés de ses ennemis ?

 

Publié aux éditions Scrinéo. 293 pages, format moyen.

Coût : 16,90 €.

 

 

Comment j’ai connu Victor London :

  Je suis l’auteur Patrick McSpare depuis plus d’un an maintenant ; j’ai déjà chroniqué Les Héritiers de l’Aube sur le Monde Fantasyque.
  Il n’est pas certain que Victor London connaîtra une suite : le roman dispose d’une fin ouverte. C’est bon à savoir car pour l’instant je le classe en one-shot, mais qui sait, peut-être que dans quelques années Victor nous reviendra…

 

 

Mon verdict :

  Certains des personnages m’ont beaucoup rappelé les protagonistes de la saga des Haut-Conteurs, également de Patrick McSpare : Kelly m’a évoqué Mathilde, Victor m’a rappelé Roland, et Sourad aussi, avec son surnom que Victor s’amuse à modeler au gré de ses humeurs. Néanmoins les relations qu’ils entretiennent sont bien différentes que dans Les Haut-Conteurs.
Je tiens à insister ici sur les scènes d’affrontement qui parsèment le récit : elles sont d’une précision minutieuse et d’une qualité irréprochable.
  Le vocabulaire du combat est très développé, très diversifié. Même remarque que pour Les Héritiers de l’Aube : il est dur de tout comprendre. Cette difficulté ne bloque pas la lecture, car les mots ont un rythme particulier qu’il est plaisant de suivre ; mais les perfectionnistes seront fâchés de devoir recourir au dictionnaire pour saisir le sens du texte dans son intégralité. Les expressions et le jargon sont plus travaillés encore que dans Les Héritiers de l’Aube, mais il demeure un point commun, qui est la tendance aux cascades et aux acrobaties, à la mise en scène des combats. Il y a du spectacle et le lecteur en prend plein les yeux, mieux qu’un film d’action : c’est un atout indéniable !
  Il y a un côté historique très présent : ainsi, suivant les protagonistes, nous découvrons les rues de Londres par leur nom et les coutumes de l’époque. Comme pour Les Héritiers de l’Aube, Patrick McSpare s’est beaucoup renseigné pour écrire son livre, et ses efforts de documentation se sentent.
  Ainsi, je pense pouvoir dire que pour moi, les traits les plus importants de Victor London sont ses scènes d’action et, évidemment, son intrigue.
  L’intrigue est, pour sûr, très complexe et aboutie. Trop, peut-être. J’ai eu beaucoup de mal à suivre les protagonistes au début de l’histoire : nous accompagnons Victor d’un point de vue totalement interne, et il entretient tant de doutes à l’endroit des autres personnages qu’il est laborieux de s’y retrouver. Il faut parvenir à prendre le recul nécessaire pour comprendre le gros du récit, ou choisir de suivre Victor dans ses suspicions constantes. Eprouvant pour l’esprit.
  Mais ce choix d’intrigue a aussi des avantages, bien sûr. Comme je l’ai dit dans le résumé, tout n’est qu’illusions et faux-semblants : Victor, entraîné dans une quête qui le dépasse, n’arrive pas à déterminer si ses compagnons agissent pour le bien, ou s’ils le dupent. Le fait que la narration soit tout le temps interne nous empêche de vraiment cerner les personnages, à l’instar du héros.
  Vers la fin du roman vient le temps des révélations : on sait enfin qui est quoi et ça perturbe… Parce que, croyez-moi, vos conclusions quelles qu’elles soient seront grandement bouleversées, et arrivent d’impressionnants rebondissements…
  Pour conclure, j’aborde un détail qui m’a un peu déçue : Monsieur Victor Hugo. J’adore cet auteur ! On parle de sa présence dans le roman dès la 4ème de couverture : « Victor va croiser une galerie de personnages mystérieux… dont un autre Victor au nom de Hugo. » Aussi, je m’attendais à ce qu’il soit plutôt présent dans le décor et l’intrigue ; seulement il intervient peu et seulement vers la fin. Dommage.

 

 

Mes notes :

Le titre : 1/2
La mise en page : 1/3 J’ai été déçue de ne pas retrouver des portraits des personnages, faits par l’auteur, comme dans ses autres livres.
Le langage : 3/4
La nature : 2/2
Le thème : 3/3
Le genre : 2/2 Il y a une sacrée influence steampunk !
L’intrigue : 4/5
Les personnages : 2/3 Certains restent plutôt vagues, mais là est le jeu de masques entretenu par l’auteur.
Le style littéraire : 3/3
Le plaisir de la lecture : 3/3
Total : 24/30.
//petit rappel : à mon sens, ce n’est pas vraiment le total des points qui compte, mais plutôt les notes par catégorie : il est plus intéressant et instructif de noter à quel endroit le livre a perdu des points, et pourquoi.//

 

CQFD :

Un roman d’enquêtes et d’aventures sur ambiance de steampunk. Un bon livre historique de plus chez Scrinéo !

 

 

Bonus :

 

Les Héritiers de l'Aube, de Patrick McSpare

Le blog de l’auteur ici !

 

Amitiés,

Shishi et Chinmoku.

 

 

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