Le Monde d’En-Bas, d’Héloïse de Ré

 

Le Monde d'en Bas, d'Héloïse de Ré(photo spéciale Le Monde d’en Bas, avec Shishi déguisé en zoupi !)

 

 

Comment j’ai découvert Le Monde d’en Bas :

  Aujourd’hui, un article un peu spécial : en effet, je vais chroniquer un roman lu dans le cadre d’un partenariat ! Ainsi je vous présente Le Monde d’en Bas – Les Prémices, écrit par Héloïse de Ré, jeune auteure de quinze ans publiée aux éditions du Quotidien (maison régionale de Lorraine). La série compte pour l’instant deux tomes, mais la série devrait en compter neuf ! C’est de la bonne fantasy de roman jeunesse, pure et dure, mais fort plaisante, qui aime à détourner certains clichés… Mais je m’égare, commençons par le résumé.

 

 

Mon résumé :

  Jill Flockin a douze ans. Elle vit avec sa mère et sa grand-mère ; son père est mort mais elle ignore tout de lui. Depuis peu, Jill fait des rêves récurrents et singuliers : elle y voit sa mère, accroupie dans leur jardin, en train de… parler à des fleurs… Plutôt louche, non ? Quand ces prémonitions se réalisent (oui oui, sa mère parle à des fleurs), toutes deux sont chassées de la maison par sa grand-mère, et Jill va découvrir ses véritables origines… dans le Monde d’en Bas.
  Le Monde d’en Bas est situé sous le nôtre ; c’est un univers magique et farfelu qui abrite moult cultures et races divers et variées. On y mange des chogouilles, on y adopte des zoupis ! Jill se découvre des pouvoirs et elle entre à Prizimm, collège de magie, pour apprendre à les maîtriser. Entre les cours de Nehodoip et de Métamorphoses, elle ne s’ennuie guère, mais comme toujours le mal rôde et bien vite Jill est menacée par les terribles Zaquaxys. Ces hommes sans foi ni loi cherchent insidieusement à prendre le contrôle du Monde d’en Bas, et seule une petite organisation s’oppose encore à eux : ce sont les Résistants, auxquels appartenait le père de Jill, auxquels appartient encore sa mère. La jeune fille a hérité des dons de voyance de son père, et pour cela elle est convoitée par les Zaquaxys.
  Saura-t-elle faire obstacle à l’ennemi tout en préservant sa vie et celles de ses camarades ? 

 

 

Publié aux éditions du Quotidien. Gros format. Tome 1 = 320 pages.

 

 

Mon verdict :

L’édition à quinze ans, ce n’est pas rien : cela entraîne du talent précoce comme des défauts classiques.
  Il y a beaucoup, beaucoup de personnages ! Grosse surprise dans les premiers chapitres. On s’y fait peu à peu, mais au début il est dur de s’y reconnaître. C’est réaliste, il est normal que dans ce nouveau mondeJill rencontre plein de gens, mais le lecteur galère un peu, malgré la liste de tous les protagonistes qui est fournie au début du livre.
  En revanche, lesdits personnages sont quasiment systématiquement décrits (j’approuve grandement !), ont des traits de caractères bien spécifiques. Les noms et prénoms sont inhabituels, originaux : j’adore les prénoms bizarres comme Zeckiée, Lavande, Archican… Même commentaire pour l’originalité du Monde d’en Bas, pour les termes inventés : mention spéciale aux zoupis, ils sont a-do-rables, quel dommage qu’ils soient si peu présents dans l’histoire ! Ils accompagnent les héros H24, mais on ne parle que très peu d’eux. Le mot « zoupitrie » ausis m’a fait pas mal gagatiser, et je me suis amusée avec le Nehodoip (langue du Monde d’en Bas, qu’on peut décoder avec méthode et patience), qui lui est souvent utilisé, et à des fins intéressantes.
   Mais le Monde d’en Bas a aussi ses défauts : j’ai eu du mal avec le fait qu’on ignore complètement quel est son régime politique. Monarchie, oligarchie, démocratie ? C’est à peine si on aborde le sujet du système juridique quand surviennent les péripéties de Mélanilène ; je me suis aussi interrogée sur la superficie du Monde d’en Bas : s’étend-t-il juste sous la France ou sous le Monde d’en Haut tout entier ? Amoureuse de la fantasy complexe, je ne suis pas entièrement satisfaite.
   Encore une fois en opposition, je loue les fêtes traditionnelles du Monde d’en Bas : Carnaval, Halloween – pardon je veux dire la fête du Monde Obscur… Et un petit scoop les amis, en Bas, le Père Noël existe ! Comment ça, En Haut aussi ?
   L’écriture d’Héloïse est très fluide et expressive, avec des périphrases un peu surprenantes parfois, sans quoi elle est en effet remarquable pour son âge (on dirait une vieille qui parle alors que j’ai aussi quinze ans).
  Autre moint que je voulais aborder, Amor Vrisac, le terrible et rusé chef des Zaquaxys ! Mais franchement, rien que son nom transpire déjà le charisme. Un grand vilain qui s’appelle Amor, c’est l’antithèse qui donne des frissons ! Malheureusement il n’est guère décrit physiquement, et son mental apparaît sans fioritures : je veux dire par là que ce n’est pas un méchant mystérieux, qui fait réfléchir : il est là pour jouer l’opposition, point barre.
  Un dernier petit truc à aborder : les blessures et les morts.
  Les protagonistes subissent beaucoup d’attaques, amenant pas mal de plaies ; la plupart sont graves et les héros n’y survivent que grâce à la magie. Cette aggravation sert bien sûr à créer du suspense dans les scènes d’action, mais j’ai trouvé cette proportion au sang un peu exagérée : Jill et ses amis ne devraient pas s’en sortir indemnes, psychologiquement parlant. Certes il est évoqué que le cours tranquille de leur adolescence s’en trouve perturbé, mais je pense qu’ajouter une dimension psychologique au récit apporterait beaucoup : on pourrait insister, dans le point de vue interne de Jill, sur ses scrupules à laviolence, son chagrin terrible quant à la guerre qu’elle mène malgré son jeune âge, et plus important sur sa découverte de la magie et l’apprivoisement de ses pouvoirs. Ce serait à évoquer plus souvent, et avec plus de précision…

 

 

Mes notes :

Le titre : 1/2
La mise en page : 3/3 Je l’avais dit sur Facebook, j’ai tout de suite adoré la typographie ! De plus, il y a des cartes du Monde d’en Bas au début du livre.
Le langage : 3/4 chapeau pour le Nehodoip, mais -1 pour les périphrases, qui m’ont trop souvent gênée.
La nature : 2/2
Le thème : 3/3
Le genre : 1/2
L’intrigue : 5/5
Les personnages : 2/3
Le style littéraire : 3/3
Le plaisir de la lecture : 2/3
Total : 25/30.
//petit rappel : à mon sens, ce n’est pas vraiment le total des points qui compte, mais plutôt les notes par catégorie : il est plus intéressant et instructif de noter à quel endroit le livre a perdu des points, et pourquoi.//

 

 

CQFD :

  J’avais oublié de préciser quelque chose, au risque de spoiler les plus naïfs : Jill ne tombe pas amoureuse, et non, mes amis ! Pour le coup, j’en suis fort satisfaite. Ça change des histoires d’ados classiques.
   En somme, un bouquin plutôt bon et une jeune auteure prometteuse. Un bilan comme on les aime, qui fait chaud au cœur ! Un partenariat idéal qui, je l’espère, ravira autant Héloïse que moi.

 

Bonus :

Le site de l’auteure ici !
La page Facebook du Monde d’en Bas est disponible ici !

 

 

Amitiés, et joyeux Noël,

Shishi et Chinmoku.

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