Let the sky fall, de Shannon Messenger

 

 

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Salutations.

 

Cette chronique est un peu spéciale, puisqu’il s’agit avant tout d’une Lecture Commune, que je fais avec Mathilde, du blog Readformylife : nous allons lire Let the sky fall, de Shannon Messenger. ça fait quand même cinq mois que ce bouquin est dans ma PAL, et je ne suis pas mécontente d’enfin l’en faire sortir.
  Suite à un abandon implicite de Mathilde (je veux dire par là qu’elle a cessé soudainement de m’envoyer des messages et de répondre aux miens), cette LC est annulée. J’annonce officiellement que le Monde Fantasyque ne fera plus de LC avec le blog Readformylife, car c’ets la seconde LC que je fais avec lui, et ces deux LC ont toutes deux été avortées en cours de route suite à un abandon plus ou moins franc de Mathilde. Je vais limiter la casse et mieux prévoir mes partenariats à l’avenir.

 

 

Mon résumé :

Vane Weston est un adolescent sympathique mais plein de mystères : à huit ans, il a miraculeusement survécu au terrible ouragan qui décima le reste de sa famille. Depuis, sans qu’il sache pourquoi, un visage hante chacun de ses rêves : celui d’une jeune fille aux yeux sombres, qui lui est étrangement familière, malgré le trou noir qu’est devenu son passé suite à l’accident… Désormais adopté, il coule des jours tranquilles dans une petite vallée de Californie, avec pour principale préoccupation son incapacité à avoir une petite copine (sans commentaires). Mais un soir d’été, de nouveau sa vie bascule : la demoiselle de ses songes lui apparaît en chair et en os, sous le charmeur nom d’Audra ! Et elle lui en apprend des bonnes sur sa vie d’avant et ses origines, sur leurs origines…
Il reste une semaine à Vane pour digérer ces révélations et se préparer à affronter de nouveau celui qui, dix ans plus tôt, tenta de le tuer par l’intermédiaire de ce terrible ouragan. Devenu Maître des vents, saura-t-il sauver sa peau ?

 

 

Comment j’ai découvert Let the sky fall :

Lors du SLPJ 2015 donc, je suis tombée un peu par hasard sur le stand des éditions Lumen. Il se trouve que Sharon Messenger était là en dédicace, et qu’il y avait relativement peu de queue comme c’était le vendredi. J’ai saisi ma chance et j’ai acheté le premier tome de cette trilogie dont j’avais lu tant de bien sur la blogosphère.

 

 

Une petite mise en bouche :

  Je me sens incroyablement bien, là-haut dans le ciel nocturne. Voler me semble infiniment naturel, comme si en buvant un verre d’eau, je découvrais à l’ampleur du plaisir ressenti que, sans le savoir, j’étais assoiffé. Quand je suis tout là-haut, balloté par les dizaines de rafales qui claquent autour de moi, pressé contre la chaleur d’Audra qui se mêle à la mienne, tout le reste disparaît.
  Les yeux fermés, j’écoute siffler la bourrasque qui nous enveloppe. Je m’attendais à l’entendre tempêter, claquer comme autant de coups de fouet. Mais non : elle murmure dans une langue ancienne qui est celle du vent et personne d’autre. Elle parle des lieux qu’elle a parcourus.
  De changement.
  De pouvoir.
  Et, par-dessus tout, de liberté.

 

 

Mon verdict :

 

  Comme je devais au départ faire une LC sur Let the sky fall avec Mathilde, j’ai décidé de conserver mes ressentis de lecture dans la chronique. Evidemment, je ne parle plus de Mathilde, comme elle ne m’a renvoyé qu’un seul ressenti, pour les 10 premiers chapitres ; ressenti que j’ai choisi d’enlever par cohérence.

 

Parvenue au chapitre 10 :

L’intrigue commence assez fort mais c’est bien amené. J’ai une légère réserve pour  les premières scènes, trop stéréotypées à mon goût. Les protagonistes ont une relation prévisible mais intéressante, et pour l’instant l’intrigue s’annonce assez originale. La double-narration est intéressante mais j’espère que Vane va vite s’avérer un peu plus original, pour l’instant c’est un parfait anti-héros états-unien…

 

Parvenue au chapitre 20 :

Les secrets les plus importants se sont éclaircis et les teneurs de l’intrigue nous apparaissent mieux. Néanmoins, il reste suffisamment de mystères pour titiller la curiosité. Pas de grande évolution pour les caractères des personnages, sinon plus de précisions sur le passé d’Audra. Elle a souffert, cette enfant, et je l’apprécie de plus en plus. Le milieu fantastique dans lequel nous sommes immergés est, je le confirme, original et j’y adhère bien. Je suis bien lancée dans ma lecture.

 

Parvenue au chapitre 30 :

Pas de changement notable depuis le chapitre 20, on suit la même ligne directrice, le même objectif. L’évolution de Vane se poursuit tranquillement, l’intrigue se complexifie peu à peu et le suspense monte. Le début d’histoire amoureuse ne me charme guère, mais franchement, j’ai vu pire. Le léger humour qui ressort parfois dans le roman me plaît en revanche, mais un peu plus et ça deviendrait carrément lourd…

 

Parvenue au chapitre 40 :

Toujours pas de grands changements, l’intrigue progresse petit à petit en gardant un objectif précis et la situation se corse un peu. Plus de péripéties émotionnelles dans cette  partie du roman, mais je fais avec. Définitivement, je désapprouve le comportement de Vane avec Audra, cette espèce de séduction maladroite et limite machiste, ses remarques sur son corps ou ses vêtements… C’en est presque gênant pour le lecteur par endroits.

 

Parvenue au chapitre 50 :

L’action s’accélère ! Nous voilà lancés dans ce qui ressemble fort à la baston finale. Je suis un peu déçue par le comportement d’Audra dans le chapitre 43 ‘pas plus de précisions, ça spoile sinon), mais je pense qu’elle continuera dans cette veine-là, alors autant me résigner tout de suite. Arella est un personnage qui me plaît beaucoup, bien qu’elle soit relativement méchante. Voici venus le dénouement, et la dernière partie de ma lecture.

 

Parvenue à la fin :

C’est une fin à la hauteur des attentes qui sont portées par le reste du livre. Je suis un peu déçue par le rebondissement final, qui concerne la mère d’Audra. C’est un peu trop facile pour traiter le personnage, je trouve. J’ai bien envie de lire la suite, même si le cliffhanger ne m’a pas plus soulevée que ça : si je trouve facilement la suite, je l’acquerrais sans trop de doute. Pour une fois qu’un roman états-unien réussit à m’embarquer ! Je comprends mieux pourquoi on vante tant les mérites de la plume de Shannon Messenger.

 

 
Franchement, j’ai trouvé l’aspect magique du roman très bien développé. Je m’attendais à quelque chose de plus cliché, et tout ce folklore autour du vent m’a agréablement surprise. Le sujet est quand même, pour certains aspects, resté relativement peu développé dans ce premier tome de la trilogie, mais je me doute que c’est volontaire, pour mieux ménager le suspense. C’est là l’un des éléments qui me pousse à lire le tome 2, parce que quand je vois ce que m’a déjà montré Shannon Messenger, je ne peux que me réjouir en songeant à ce qu’elle m’offrira par la suite en matière de détails sur les peuples du vent, sur leur sociologie…
Le véritable point qui m’a vraiment fait grincer des dents, je l’ai brièvement dit plus haut, c’est le comportement de Vane à l’égard d’Audra (au passage, je trouve le prénom Vane affreux) : il la qualifie de « sexy » quasiment une fois par chapitre, il est toujours trop tactile ou séducteur jusqu’à la lourdeur… Et cette obsession n’est pas assez justifiée par l’im-pla-cable coup de foudre dont il a été victime en la rencontrant pour la première fois. D’ailleurs Audra le dit souvent, il l’horripile au lieu de lui plaire. Alors, est-ce fait exprès ? Personnellement, je trouve que ça dessert énormément le personnage, et c’est bien dommage. Mais Vane est quand même, d’un point de vue global, une espèce d’anti-héros états-unien bien cliché, pile le genre de protagoniste que je n’aime pas…
Mon personnage préféré, c’est bien sûr Arella ! Je l’adore, vraiment, elle a un charisme de fou, et une mentalité terrible avec ça… Je trouve vraiment son rôle dans les événements finaux mal géré, comme si on avait cherché à justifier son caractère – sans trop en dire.

 

 

Mes notes :

Le titre : 1/2 J’aurais préféré qu’on trouve un titre en français.
La mise en page : 3/3 J’adore le dessin de la couverture. Il représente très bien l’ambiance.
Le langage : 3/4
La nature : 2/2
Le thème : 3/3
Le genre : 1/2
L’intrigue : 5/5 L’intrigue est super bien gérée pour ce qui est des suspenses, révélations soigneusement dosées…
Les personnages : 2/3 Un point en moins pour les émotions. Que voulez-vous, ennemie des amours clichés, on ne se refait pas !
Le style littéraire : 2/3
Le plaisir de la lecture : 3/3 L’histoire d’Audra m’a touchée. Ses remords constants sont très crédibles et attachants.
 
Total : 25/30.
//petit rappel : à mon sens, ce n’est pas vraiment le total qui compte, mais plutôt les notes par catégorie : il est plus intéressant et instructif de noter à quel endroit le livre a perdu des points, et pourquoi.//

 

 

 

CQFD :

Je ne pensais pas que j’apprécierais tant ce roman. Comme quoi, la réputation de Shannon Messenger n’est nullement usurpée, et elle peut plaire même à des puristes comme moi, qui suis si peu friande de littérature états-unienne. Action, suspense, quelques passages forts en émotions adolescentes – que j’ai parfois sautés en les sentant venir je l’avoue – un cocktail savamment géré pour plaire aux lecteurs de YA… Je le recommande quasiment sans réserve.

 

 

 

Amitiés,

Shishi et Chinmoku.

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