L’enfer de l’ange, d’Elodie Costet

 

L'enfer de l'ange, d'Elodie Costet

 

Mon résumé :

  Il est dit qu’il existe un monde parallèle à celui des humains, autre que le Paradis et l’Enfer : le Pays Céleste. Là-haut vivent des êtres divins chargés de veiller sur le monde des humains. De la plus basse classe à la plus haute, il y a les séraphins, les chérubins, les anges et les archanges : chacun de ces êtres millénaires évolue, au fil du temps, d’une classe à l’autre, selon la maturité qu’il acquiert peu à peu.
  Gabriel est un ange, et un mauvais ange de surcroît, car il a laissé l’un de ses protégés humains mourir sans même tenter de le sauver. Pour expier sa faute et échapper à la sentence suprême, à savoir se faire amputer de ses ailes, il est envoyé sur Terre par les archanges.
  Désormais prisonnier d’un corps humain, Gaby (c’est son vrai  surnom !) a pour mission de veiller sur Anna, une jolie jeune femme pompier. Donc les feux, ça la connaît, et pourtant elle aura bien besoin de Gabriel, car les sept anges Déchus l’ont prise pour cible et veulent la pervertir ! Pour la préserver de l’influence des terribles anges noirs, Gabriel sera assisté de Zéléniah, une chérubine à la langue agile. Mais sa mission se fait corsée, car Anna, malgré les efforts de son protecteur, cède peu à peu aux tentations des Déchus…

 

 

Publié chez Nats Editions en 2015. Format moyen, 362 pages.

Coût : 16 €.

 

 

Comment j’ai découvert L’enfer de l’ange :

  J’ai participé, en janvier 2016, à l’événement « 1 mois, 1 achat, une maison d’éditions », lancé par le blog Vision Livre. C’est dans ce cadre que j’ai commandé L’enfer de l’ange sur le site de Nats Editions ; l’envoi a pris deux semaines, je m’inquiétais, mais quelle réception j’ai eue !
  Comme vous pouvez le voir sur la photo un peu plus haut, le livre était accompagné d’une belle plume blanche très grande, une plume d’ange, et surtout, il était dédicacé ! Chapeau le service, c’est le plus beau livre que j’aie jamais reçu.

 

 

Une petite mise en bouche…

  La chute.
  Tomber des Cieux dans ce vide abyssal, constellé d’une centaine de milliards d’étoiles devenant toutes plus brillantes les unes que les autres.
  Et cette voix résonnant dans ma tête, chaude, rassurante… Ce timbre si familier…
  Raphaël.
  Lui aussi était là ?
  Comment ai-je pu en douter, alors qu’il était question de mortels dans cette rédemption ? Lui dont l’unique préoccupation était  la félicité de l’Homme ! Il était le seul des quatre archanges à rester sur Terre pour vivre constamment auprès de nos protégés. Si lui me soutenait, peut-être que… oui, peut-être n’étais-je pas perdu.
  M’accrochant à cette idée, j’ouvris l’œil pour prendre possession des lieux. Il faisait chaud. Bien trop chaud pour un ange.
  Je paniquai. Je venais d’atterrir dans une maison en feu.
  Je me sentais lourd et des douleurs m’assaillaient le corps. Une phobie incrustée dans mon ADN rendait l’endroit insupportable. Mon enveloppe indomptable et terriblement maladroite m’empêchait de me mouvoir comme je le souhaitais. D’un côté, je trouvais une baignoire, de l’autre un lavabo. Je voulais me lever pour examiner l’étendue des dégâts, mais je n’y parvenais pas.
  Soudain, une lumière jaune-orangé jaillit du mur opposé. Je pensais ma fin arrivée alors que je débarquais à peine. Comment cela pouvait-il être possible ? Attiré par cet éclat vif, j’approchai la main, poussé par une pulsion que je ne comprenais pas. Mes doigts me brûlèrent, j’eus mal, une douleur physique encore inconnue par cette coquille charnelle…
  La preuve était irréfutable : je n’étais plus un céleste.

 

 

Mon verdict :

  On l’aura deviné, suite à cette réception, j’avais vraiment hâte de commencer ma lecture. Néanmoins, en choisissant L’enfer de l’ange dans le catalogue en ligne de Nats Editions, j’ai omis un détail de taille quant à mes goûts de base en littérature. Quelque chose de pourtant très important qui a fait que j’ai pris trop de risques en commandant ce livre.
  Je le redis pour ceux qui ne connaissent pas bien mon blog, les deux choses que je déteste par-dessus tout dans les livres, ce sont le manichéisme et les amours niaises. Or – et j’aurais dû m’en douter dès le début – il y a les deux dans L’enfer de l’ange.
  Je me méfiais un peu il est vrai, mais j’avais décidé de laisser sa chance à cette histoire bien qu’elle parle d’anges et de démons. Je n’aurais pas dû, car j’ai le radar à manichéisme très sensible, et j’ai pas mal grincé des dents au cours de ma lecture. En voyant Gabriel aussi rebelle au début du livre et en lisant, sur la 4ème de couverture, qu’ »Anna se montrait réceptive aux tentations des déchus », je m’attendais à ce que ces deux protagonistes renversent vraiment les préjugés sur le genre. Or pas du tout, Gabriel s’assagit dès qu’il arrive sur Terre, et Anna s’avère très sage et prude, pas du tout portée sur les vices ; c’est là l’une des clés de l’intrigue en fait, mais dans ce sens je trouve que le résumé était mensonger, que le terme de « réceptive » était inapproprié, ou bien j’étais à côté de la plaque dès le départ, dites-moi ce que vous en pensez.
  L’histoire d’amour, bon, ça passe encore, j’ai déjà vu pire, et puis ça démarre en douceur, y a du suspense, c’est bien négocié. Le manichéisme aussi j’ai vu pire : ce ne sont pas des démons à proprement parler mais des « anges déchus » qui représentent, c’est une petite variable. Et puis les sept péchés capitaux sont généralement un thème qui intrigue, qui séduit. Néanmoins, la combinaison de ces deux concepts m’a beaucoup gênée. Combo !
  Le rythme de l’histoire est très tranquille : on y suit le quotidien d’Anna, pompier, ses relations importantes avec ses collègues. Les moments de grosse action sont rares et l’écriture de l’auteure, relativement large et posée, minimise l’adrénaline de ces moments. Personnellement j’ai moyennement apprécié, je ne suis pas parvenue à rentrer dans l’action lors des moments-clés.
  Il y a peu de personnages, à peine une dizaine. Là aussi, je suis restée sur ma faim, ce sont des personnages assez transparents, pas assez « spéciaux » à mon goût ; mais j’ai des goûts spécifiques. Il leur manquait un petit grain de folie, sauf pour Zéléniah, que j’ai beaucoup appréciée. Je pense qu’il aurait été intéressant de plus développer les sept Déchus, leurs pouvoirs et caractères ; normal venant de moi qui adore les méchants… L’auteure a choisi de mettre l’accent sur les protagonistes et leurs relations, leurs sentiments, et cette partie-là est très bien faite. C’est intense et se veut émouvant – je le dis sans ironie, c’est juste que je n’arrive pas à être sensible et touchée, mais je perçois l’émotion qui est transmise.
  Parfois, des éléments de l’intrigue sont sous-entendus ou un peu compliqués à saisir, comme – sans spoil hein ! l’identité cachée de Gaby par exemple, je n’ai pas tout pigé. Mais ce qui suit dans l’histoire permet, au final, d’assimiler peu à peu l’idée même si on a pas trop compris à la base.
  Il y a deux narrations différentes : on alterne entre Gabriel et Anna. Gabriel parle à la 1ère personne du singulier, Anna à la 3ème ; cela permet de présenter deux types de narration bien différents l’un de l’autre, et des points de vue opposés qui enrichissent la vision du lecteur. Comme c’est aussi conjugué au passé simple et que Gabriel a un style assez précieux, quand il parle l’écriture est plus soutenue qu’avec Anna ; elle, elle a un style plus direct, terre-à-terre.
  La fin est singulière. Un peu prévisible certes, c’est normal, mais surtout on dirait bien qu’il va y avoir une suite ! Je ne devrais pas être si enthousiaste vu que j’ai moyen apprécié le livre, mais il faut dire qu’apparemment ça va parler de Lilith… Lilith ! Mon personnage biblique préféré, je l’adore ! J’ignore si je suivrais l’aventure, mais si c’est le cas je risque de placer beaucoup d’espoir sur elle.

 

 

Mes notes :

Le titre : 2/2 Une antithèse poétique qui rend l’histoire attirante.
La mise en page : 3/3
Le langage : 3/4
La nature : 1/2
Le thème 1/3
Le genre : 1/2
L’intrigue : 3/5
Les personnages : 2/3
Le style littéraire : 3/3
Le plaisir de la lecture : 1/3
 
Total : 20/30. C’est juste vu la largesse avec laquelle je note !
//petit rappel : à mon sens, ce n’est pas vraiment le total des points qui compte, mais plutôt les notes par catégorie : il est plus intéressant et instructif de noter à quel endroit le livre a perdu des points, et pourquoi.// 

 

 

CQFD :

  J’avais placé trop d’attentes sur ce livre, et je prévoyais quelque chose de très différent pour ma lecture ; le thème ange/démons est très manichéen et j’espérais à tort (un peu à cause du titre) que L’enfer de l’ange saurait me surprendre. Or vu mon dégoût du manichéisme, normal que je sois aussi déçue ! Franchement, c’est un bon livre, j’ai vu ses qualités, mais je n’ai pas su les apprécier.
Peut-être aussi que je n’ai pas saisi toutes les subtilités du roman à cause de mon âge ; mais j’en doute un peu quand même. ça ne justifie pas tout.

 

 

Amitiés,

Shishi et Chinmoku.

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