Memorex, de Cindy Van Wilder

 

lol

 

 

Mon résumé :

2021, Californie.
Le 26 novembre 2020, la fondatrice de Breathe, une association artistique de renommée mondiale, a été tuée dans un attentat. Ses deux enfants, des jumeaux, sont scolarisés dans l’une des meilleures institutions des Etats-Unis ; ils n’ont pas été épargnés par les médias après le drame. Réha Ayyadam essaie tant bien que mal de se reconstruire malgré sa famille détruite : son frère plus distant que jamais, devenu un étranger depuis la mort de leur mère, et leur père qui demeure cloîtré à l’écart du monde sur une île privée du nom de Star Island. Il y travaille pour Memorex, l’entreprise qu’il a fondée, qui s’emploie à des travaux sur la mémoire et la psychologie pour, entre autres, atténuer les chocs post-traumatiques ou les souvenirs trop douloureux qui peuvent perturber la vie quotidienne.
  Le 26 novembre 2021, lendemain de Thanksgiving, le premier anniversaire de la mort de Carol Ayyadam sera fêté. Pour l’occasion, Réha et son frère Aiki rentrent sur leur île familiale voir leur père.
  Ils ne peuvent pas soupçonner ce qui leur arrivera sur Star island… Les Ayyadam réunis, c’est l’occasion pour certains de révéler des secrets bien enfouis, ou de lever le voile sur les funestes événements qui les déchirèrent il y a un an… C’est l’occasion, avant qu’il ne soit trop tard, de se souvenir

 

 

Publié aux éditions Gulf Stream en mai 2016. 399 pages. Format moyen.

Coût :  17 €.

 

 

Comment j’ai découvert Memorex :

  Il s’agit là d’un roman que j’ai reçu dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Gulf Stream. A peine je découvre Cindy Van Wilder que j’apprends qu’elle sort un nouveau bouquin ! C’est une chance. Je profite de ce paragraphe pour remercier Gulf Stream de cet envoi !

 

 

Une petite mise en bouche…

  Non. Non, c’est impossible. Je réalise à peine que je suis debout, mes mains enfoncées dans ma chevelure, telle une héroïne de tragédie grecque. Les « qui ? » et « pourquoi ? » affluent dans ma tête. Cette missive ne ressemble pas à la précédente, avec son masque et cet ordre que je ne comprends pas, Say my name. Et si je m’étais trompée ? Si l’expéditeur anonyme ne cherchait pas à me terroriser, mais à attirer mon attention sur… Sur quoi au juste ?
  J’examine à nouveau le mail.
  TE SOUVIENS-TU ?
  – Mais de quoi  devrais-je me souvenir, bordel ?
  Ou est-ce une manière, fort sophistiquée, de me remettre en tête, encore et toujours, le jour de l’attentat ?
  – Dans quel intérêt…
  Je me rends compte que j’ai parlé tout haut.
  Je ne peux pas rester seule avec ça. Je dois en parler à quelqu’un.

 

 

Mon verdict :

  Certainement influencée par Les Outrepasseurs, l’autre série de Cindy Van Wilder publiée chez Gulf Stream, je m’attendais à retrouver dans Memorex des éléments fantastiques. Ce n’est pas du tout le cas, si on excepte que l’histoire se déroule dans un futur proche et qu’il y a donc une part d’anticipation.
  (Je dois préciser que j’ai reçu, en même temps que Memorex, une feuille technique de la part de Gulf Stream, qui dévoilait l’avis du comité de lecture, la couverture et des informations diverses sur le roman, y compris un beau résumé de l’intrigue dans son intégralité. Heureusement, je me suis arrêtée de lire dès que j’ai vu que certains passages ressemblaient à d’énormes spoils. Et, fort heureusement, j’ai mal interprété le passage qui révélait l’identité de celui qui organisa l’attentat. Moi, distraite ? Pas du touuut. J’ai juste lu tout le bouquin en pensant connaître à l’avance l’identité du méchant, et quand le vrai nom est tombé, j’ai été fort surprise. Tant mieux pour moi, au final.)
  J’ai retrouvé dans Memorex une structure narrative semblable à celle du tome 1 des Outrepasseurs : on alterne avec deux types de chapitres. Certains nous content l’action même du roman, du point de vue de Réha, à la première personne du singulier, comme vous pouvez le voir ci-dessus. Les autres sont des flash-backs de tous poils, qui nous en apprennent plus sur les personnages et leurs secrets. Ces chapitres-là semblent tous d’abord n’avoir ni queue ni tête et être là uniquement pour satisfaire au mieux la curiosité du lecteur, comme des sortes de bonus augmentés, mais alors que l’intrigue avance et que la tension monte, ils se concentreront sur un événement passé en particulier, pour nos plus grands bonheur et effroi…
  Encore une fois, le récit est très documenté : il y a moult références à des villes états-uniennes, des établissements californiens, des expressions typiques en anglais. J’ignore comment l’auteure a su les dénicher, si elle a fait des recherches spécifiques ou si elle possédait déjà cette culture avant le début de son écriture, mais cela apporte une touche de crédibilité très appréciable. Ce sont tout un tas de petits détails quasiment insignifiants, mais qui sont un plus indéniable pour le roman.
  J’ai beaucoup aimé les personnages. Ils sont tous bien construits et vont peu à peu se dévoiler durant le cauchemar de Star Island, pour le meilleur et pour le pire. Mes petits préférés ? Réha et Aiki, sans hésitation. Je n’ai pas réussi à adhérer à la personnalité d’Holly ; j’ai eu un beau coup de cœur pour le prénom du père des jumeaux, mais pas pour son caractère. (Je dois avouer que je ship énormément Réha et Ilse… Mais chut, c’est un secret.) Et Aiki, Aiki… Plus l’histoire progressait, plus je m’attachais à lui.
  Memorex est en grande partie un huis clos, un huis clos un peu spécial même, bien que je ne puisse vous en révéler les caractéristiques ici. Et ce fameux huis clos, il change d’échelle : passant d’une seule pièce à l’île toute entière, il nous garde en haleine tout en permettant à l’intrigue d’avancer avec beaucoup d’action. Le roman a réussi l’exploit de garder ses lecteurs, sur 400 pages, en addiction totale. Il y a toujours un grand enjeu quel que soit le moment de l’histoire : que l’enjeu soit psychologique ou qu’il menace directement les personnages, il est impossible de délaisser le livre tant on veut connaître le fin mot de l’histoire.
  Le point de vue interne a ses avantages et ses inconvénients : on entre très vite dans l’univers de Réha, et ce qui l’émeut nous émeut tout autant. Elle a traversé des choses très dures et on ne peut que compatir à sa souffrance. Néanmoins, j’ai trouvé qu’au début il est assez difficile de vraiment rentrer dans l’histoire. Les références ne sont pas trop nombreuses, loin de là, mais à cause du point de vue interne, il n’y a quasiment aucun passage descriptif sur la situation des personnages, et tout comprendre implicitement d’après ce que pense Réha est quelque peu corsé comme exercice ; j’ai trouvé la toute première scène particulièrement dure à appréhender : qui parle, comment, où ? J’ai eu du mal à m’y retrouver. Après, une fois qu’on a toutes les cartes en main, on évolue dans le roman sans le moindre souci de compréhension. Ce sont juste les premiers chapitres qui sont un peu rudes, mais il ne faut surtout pas se décourager. Le roman vaut le coup qu’on s’accroche.
  L’écriture de Cindy Van Wilder est très belle. Je l’avais trouvée un peu impersonnelle dans Les Outrepasseurs mais, peut-être grâce au point de vue interne, dans Memorex j’ai été complètement comblée. Entre la sensibilité dont sa plume fait preuve pour les ressentis de Réha ou l’efficacité pour traiter les scènes d’action, pas de doute, le roman allie une intrigue poussée et une écriture adéquate. Peut-être cette différence avec Les Outrepasseurs est-elle un simple signe d’amélioration de la plume de Cindy Van Wilder, et pas seulement une différence entre ses deux œuvres.
  Et enfin, je dois bien parler, même à mots voilés, des événements finaux. Après ce que j’ai dit sur l’action, le huis clos, on s’attend à une conclusion en beauté, et je vous rassure, ce sont bien de grandes révélations qui vous attendent à la fin de Memorex. Le final est abordé avec subtilité et on peut même l’envisager un peu à l’avance. Mais on n’ose y songer avec sérieux, car ça semble une hypothèse farfelue, pas assez crédible. Et pourtant… Cette hypothèse s’avèrera juste, et elle sera amenée de manière à sembler bien plus réaliste qu’à la base dans votre esprit de lecteur intrigué.

 

 

Mes notes :

Le titre : 2/2
La mise en page : 3/3 La police change même selon le type de chapitre. Et la couverture, la couverture est sublime… Et pleine de sens, surtout.
Le langage : 4/4
La nature : 2/2
Le thème : 3/3
Le genre : 2/2
L’intrigue : 4/5
Les personnages : 3/3
Le style littéraire : 2/3
Le plaisir de la lecture : 2/3
 
Total : 27/30. Un score fort honorable !
//petit rappel : à mon sens, ce n’est pas vraiment le total qui compte, mais plutôt les notes par catégorie : il est plus intéressant et instructif de noter à quel endroit le livre a perdu des points, et pourquoi.//

 

 

CQFD :

Je suis tombée sous le charme de Memorex, et je vous incite fortement à faire de même. L’action, la psychologie, tout y est : le roman est un savant cocktail parfaitement dosé pour surprendre, captiver et subjuguer.

 

 

Bonus :

Ma chronique des Outrepasseurs
Le site de Cindy Van Wilder, sur lequel elle parle de bouquins, mais pas seulement des siens !

 

 

Amitiés,

Shishi et Chinmoku.

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2 commentaires sur “Memorex, de Cindy Van Wilder

  1. Ah, c’est donc lui le mystérieux roman 😛 c’est super car il m’intrigue énormément. J’en entends tellement parler ! Ta chronique est très intéressante et je dois avouer qu’elle m’a donnée encore plus envie de le lire.

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