L’Archipel Sacré, de Lilou Scheele

 

L'Archipel Sacré, de Lilou Scheele

 

 

Salutations.

Aujourd’hui je vous présente Le dragon de l’espace-temps, de Lilou Scheele ! C’est une auto-édition en vente sur Tours et ses environs, mais si vous êtes intéressés sachez que la série peut être commandée sur le site Internet de l’auteure.

 

 

Mon résumé :

Le dragon de l’espace-temps est le premier tome de la trilogie de l’Archipel Sacré ; deuxième série écrite par Lilou Scheele, à la suite des trois livres de Trazélénia ; mais la série de L’Archipel Sacré est un dyptique. Je dois avouer que n’ayant pas lu Trazélénia, il y a deux-trois références du Dragon de l’espace-temps que je n’ai pas bien captées, mais rien qui puisse m’empêcher d’apprécier pleinement l’histoire.
  Nous suivons Eric, Aureste et Cadmée (au passage, chapeau pour les noms), trois adolescents de bientôt quinze ans unis comme les doigts de la main, dans un monde d’heroic fantasy  plein de magie, de démons et surtout de dragons. Tous les habitants de l’Archipel sur lequel nos héros vivent peuvent changer d’apparence à volonté : ils ont une apparence humaine et une apparence draconique. Ils acquièrent leur enveloppe animale lors d’une cérémonie, l’année de leurs quinze ans, au cours de laquelle ils… sautent d’une falaise pour déclencher leur transformation. Après quoi, selon leur race draconique – il y en a vingt ! –, ils iront se former aux travaux spécifiques à leur espèce dans l’un des vingt royaumes de l’Archipel. Pour vous faire une idée, les dragons aquatiques vivent dans une cité sous-marine, les dragons des Plantes nourrissent tous les peuples grâce à leurs cultures, les dragons du Feu forgent outils et armes… L’Archipel prospère dans la paix et l’harmonie : les efforts des uns profitent aux autres, chacun dépend de son prochain.
  Aureste, depuis toujours, est un garçon timide et effacé. Il est très angoissé par le rituel de transformation qui approche, et depuis quelques semaines il a un cauchemar récurrent. Il se voit sauter de la falaise et s’écraser sur les rochers sans avoir pu changer de forme… Il est finalement envoyé au royaume des dragons de l’Ombre. Transformé, toujours humain ? Je vous laisse un minimum de suspense tout de même…
  Eric est le seul humain « pur » de l’Archipel, le petit frère adoptif d’Afara, l’héroïne de la trilogie Trazélénia. Il sait déjà qu’il ne pourra pas se transformer comme ses deux amis, mais dans le royaume des Ombres où il suit Aureste, il fait une bien étrange rencontre et acquiert de dangereux pouvoirs…
  Cadmée devient un splendide dragon aquatique, et elle part vivre au plus profond de la mer. Têtue et téméraire, elle découvre l’existence d’un artefact appelé perle des dieux, protégé par quatre puissants gardiens. Elle est bien décidée à faire sien ce mystérieux objet…

 

 

Publié en auto-édition. Tome 1 = 275 pages. Gros format.

Coût : 13 €.

 

 

Mon verdict :

  Nous allons donc suivre ces trois jeunes, tour à tour, à la première personne du singulier et à l’imparfait. Eric et Aureste évoluent l’un près de l’autre, alors que Cadmée est très éloignée d’eux ; chacun a son intrigue personnelle, mais celles-ci interagissent entre elles, au service d’une histoire commune. Même si Cadmée reste vraiment excentrée, mais j’imagine que cette fameuse perle des dieux va la rapprocher de ses compagnons.
  L’univers de l’Archipel est très bien développé, assez complexe, avec des paysages et des espèces variés. Il y a des documents explicatifs sur l’univers, sa géographie et ses mœurs à la fin du livre, c’est très utile.
  Le style littéraire est assez familier, adapté à la narration à la 1ère personne surtout dans les dialogues. Un peu trop peut-être, cela dépend des avis sur la question : privilégier la crédibilité du récit ou le respect de la grammaire ?
  Les péripéties sont très bien pensées et servent à l’intrigue principale, il se passe beaucoup de choses, le lecteur ne s’ennuie pas ; c’est une qualité à préserver. Les trois héros ont des personnalités bien définies et qui sont tout le temps employées, je veux dire par là que ce ne sont pas des traits de caractère choisis au hasard. Il y a un peu trop de personnages peut-être, je me suis un peu embrouillée dans les prénoms, mais je suis mal placée pour faire ce genre de remarques puisque j’ai le même problème avec mes propres écrits…
  Un vrai souci, c’est la crédibilité. Pour exemple sans trop spoiler : les deux dragons qui laissent « malencontreusement » tomber la clé de la caverne du démon à cause d’une simple dispute, la mère de Kendra qui découvre la vraie nature d’Aureste en écoutant plus ou moins aux portes… La facilité avec laquelle Cadmée règle son compte aux monstres marins si redoutés (sa vitesse n’excuse pas tout), Aureste, après avoir sauvé Kendra, qui s’endort peinard sur la place de la ville sans craindre d’éventer par hasard son secret. De petits détails qui ne gênent pas trop la lecture, mais qui embêteront les lecteurs assidus. Rien d’insurmontable, ça se corrigera facilement avec un peu d’astuce !
  Mention spéciale pour « l’épée de Damoclès » de Kendra, que l’on découvre vers la fin de l’histoire : c’est une problématique supplémentaire qui apporte beaucoup, bien qu’à la justification un peu vague (encore un petit défaut de crédibilité). J’ai, comme d’ordinaire, un peu de mal avec l’histoire d’amour qui se profile, mais à ce genre de blocage je suis habituée, c’est systématique chez moi^^
  Le tout est frais et prenant. On se détache difficilement du livre.

 

 

Mes notes :

Le titre : 1/2 
La mise en page : 3/3 pour les cartes géographiques dans le glossaire…
Le langage : 3/4
La nature : 2/2
Le thème : 3/3
Le genre : 2/2
L’intrigue : 3/5
Les personnages : 3/3
Le style littéraire : 2/3
Le plaisir de la lecture : 2/3
 
Total : 24/30.
//petit rappel : à mon sens, ce n’est pas vraiment le total des points qui compte, mais plutôt les notes par catégorie : il est plus intéressant et instructif de noter à quel endroit le livre a perdu des points, et pourquoi.//

 

 

CQFD :

Un bilan un chouia mitigé, mais L’Archipel Sacré reste un ouvrage en auto-édition, et Lilou Scheele a quatorze ans : elle a largement le temps de se perfectionner ! Un bouquin très prometteur dont j’ai hâte de découvrir la suite !

 

 

Amitiés,

Shishi et Chinmoku.

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