Le cycle d’Alamänder, d’Alexis Flamand

 

Le cycle d'Alamänder, d'Alexis Flamand

 

 Attention, je présente aujourd’hui l’un de mes coups de cœur absolus… J’ai nommé, le Cycle d’Alamänder, d’Alexis Flamand.

 

 

Mon résumé :

  Jonas Alamänder est un questeur, c’est-à-dire un détective magicien. Il vit dans sa petite cabane de bois à la frontière de son pays, le Mehnzota, avec le Kung-Bohr. Ces deux pays ont des cultures diamétralement opposées, et sont malheureusement en guerre : leurs frontières, au fil des combats, ne cessent d’avancer, puis de reculer… Un beau jour, des soldats kung-bohréens montés sur des poulpes de combat rendent visite au pauvre Jon pour lui annoncer que désormais, sa cabane n’est plus en territoire mehnzotain : le roi de Kung-Bohr, son nouveau propriétaire, a décidé de la faire détruire.
  Le questeur, assisté de son démon domestique Retzel, doit se rendre à la capitale kung-bohréenne, Fresnel, pour y plaider sa cause auprès du souverain. Une fois dans Fresnel, il fait donc la rencontre du roi Ernst (un sacré personnage), et s’aperçoit alors que le monarque n’a pas la moindre intention d’épargner sa cabane… Voilà Jon obligé, pour racheter sa liberté, d’assister les Kung-Bohréens dans la résolution d’une affaire plus que louche, l’assassinat d’un homme coupé en deux dont les deux parties du corps se trouvent en des points totalement opposés de la ville… Sans déplacement ni magie.
  Tandis qu’un chapitre sur deux, plusieurs centaines d’années par le passé, nous suivons un jeune homme ténébreux qui extermina sa famille de paysans, et entama la périlleuse traversée du champ de blé carnivore qu’ils exploitaient pour enfin accomplir son fabuleux destin…

 

 

Mon verdict :

  Mon coup de cœur ne tient pas à l’univers présenté : il est riche, très drôle, mais il contient une note sombre, un manque de couleur, un petit quelque chose de pas gai qui ternit un peu le tableau. Il ne manque qu’un peu de fraîcheur pour que ce soit juste par-fait, car il y a moult détails sur les cultures locales, des précisions parfois hilarantes. L’auteur insiste beaucoup notamment sur l’architecture, et force est de constater qu’il connaît son affaire… Mais si vous tenez à comprendre absolument tout ce qu’il raconte sur la construction ou l’apparence de tel ou tel bâtiment, garder votre dico à portée de main : il y a parfois des mots du jargon, un peu compliqués.
  L’écriture du Cycle d’Alamänder est juste sublime. Un humour noir comme nul autre pareil, des dialogues pétillants et jubilatoires : les personnages, du fait de leurs cultures différentes de la nôtre, lâchent des commentaires absolument horribles sur des facettes du quotidien, qui leur paraissent banales… Le pauvre Jonas a lui aussi du mal à s’en remettre. Je n’ai peut-être pas assez insisté sur le personnage de Retzel dans mon résumé : il est exquis. C’est un démon tout sauf typique, qui est à la source de bien des blagues du roman. Vous avez du mal à visualiser cet humour global que je décris tant ? Allez sur un site littéraire, Babelio par exemple, et consultez les citations que les lecteurs ont ajoutées sur les 4 tomes que compte pour l’instant la série : vous ne serez pas déçus.
  Et enfin, un détail que je ne peux m’empêcher de souligner du fait de ma haine des histoires d’amour classiques, sachez qu’Alexis Flamand – l’auteur – n’est tombé dans aucun cliché concernant les passions de ses protagonistes, au contraire. La seule relation amoureuse qui nous apparaît est admirablement tournée afin que même les lecteurs ne puissent réellement la prendre au sérieux, quant aux autres personnages, beaucoup se fichent royalement de l’amour, et ceux qui y ont un instant cru perdent rapidement leurs illusions… mais ne paraissent au final pas si affectés par leurs déceptions amoureuses. Ça se déguste.
  Je termine par… les suspenses.
  L’histoire est jalonnée de révélations plus effarantes les unes que les autres ! J’en suis soufflée. Comment l’auteur a-t-il pu penser à autant de choses ? Les prévoir plusieurs tomes à l’avance ? En en découvrant certains, j’ai été obligée de fermer mon bouquin cinq bonnes minutes durant pour reconsidérer toute l’histoire sous un jour nouveau… La révélation à la fin du tome 4 est particulièrement choquante. Je ne vous en dis pas plus, mais c’est divin. Du jamais vu. Du grand art ! Je n’ai jamais vu plus surprenant dans un autre ouvrage jeunesse, même la chute de la trilogie Méto ne m’a pas semblée à la hauteur !

 

 

Mes notes :

Le titre : 2/2
La mise en page : 3/3
Le langage : 4/4
La nature : 2/2
Le thème : 3/3
Le genre : 2/2
L’intrigue : 4/5
Les personnages : 3/3
Le style littéraire : 3/3
Le plaisir de la lecture : 3/3
 
Total : 29/30 ! Et le point que j’ai enlevé pour l’intrigue, c’est pour la forme…
//petit rappel : à mon sens, ce n’est pas vraiment le total des points qui compte, mais plutôt les notes par catégorie : il est plus intéressant et instructif de noter à quel endroit le livre a perdu des points, et pourquoi.//

 

 

CQFD :

  Je suis « impitoyable » quand il s’agit de mes coups de cœur. C’est pour ça que j’en ai si peu… Quel dommage que le Cycle ne soit pas plus connu ! Je vous encourage à aller vers ce genre de romans, qui seront vantés par tous ses lecteurs, plutôt que vers les grands classiques… Au final, ils se ressemblent tous, mais peut-être faut-il justement les lire pour voir la différence avec ces perles rares comme le Cycle d’Alamänder !
  Quatre tomes sont déjà parus, et le cinquième n’est encore annoncé pour auucne date précise. Patience…

 

 

Bonus :

Le site déjanté de la série Alamänder, c’est ici !

 

 

Amitiés,

Shishi et Chinmoku.

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