Skully Fourbery, de Derek Landy

 

Skully Fourbery, de Derek Landy

 

Mon résumé :

Stephanie Edgley a douze ans, et mène une vie parfaitement… normale, voire ennuyeuse selon elle. Vous sentez le coup venir ? La demoiselle ne se sent pas comme les autres adolescents, elle a quelque chose de spécial… Il va donc lui arriver tout un tas de trucs spéciaux, on connaît l’astuce maintenant.
  Son oncle, Gordon Edgley, célèbre écrivain, vient de mourir. Dans son testament, il lègue à sa nièce chérie sa riche propriété. Mais alors que Stephanie y passe une nuit, seule, elle s’y fait attaquer par un homme qui tente même de la tuer… Elle ne doit son salut qu’à Skully Fourbery, un type bizarre qu’elle a vu à la lecture du testament devant la famille, le jour des funérailles aussi…
  Skully Fourbery se balade enveloppé dans un épais manteau, avec des gants, une écharpe, des lunettes noires et une perruque. Paranoïa ? Il y a de quoi : Skully est un squelette. Il est mort il y a plusieurs années, et désormais il exerce le merveilleux métier de détective, avec tout plein de crimes et d’affaires paranormales. Stephanie est ravie par le programme. Elle s’incruste en tant qu’associée de Skully et ils se mettent en quête du Sceptre des Anciens, un puissant artefact dont on dit qu’il n’appartiendrait qu’à de vieilles légendes… Seulement voilà, Serpine, ancien bras droit du terrible sorcier Mevolent, serait à sa recherche. Serpine est censé s’être assagi grâce à la Trêve signée par lui et les alliées de Skully, seulement voilà, la Trêve est menacée, et des jours bien sombres s’annoncent pour notre monde…
  Stephanie désire de tout son cœur rester avec Skully pour mener des enquêtes plus mystérieuses et excitantes les unes que les autres, mais ce monde fantastique qu’elle vient de découvrir pourrait-il s’avérer trop dangereux pour la simple petite humaine qu’elle est ?

 

 

Comment j’ai découvert Skully Fourbery :

  Je me balladais dans ma librairie favorite, quelques sous en poche, avec le savoir délicieux que j’allais acheter un livre sans l’avoir programmé auparavant, choisi sur le moment. Mon chois s’est donc porté sur le tome 1 de la saga Skully Fourbery… Pour que je découvre, quelques jours plus tard, que tous les tomes jusqu’au 3 sont disponibles dans ma bibliothèque municipale. Ouaip, je suis pas super maligne au final.

 

 

Mon verdict :

J’ai longtemps dénigré la série des Skully Fourbery, en la prenant pour une simple saga d’enquête, à la sauce anglo-saxonne, pas plus originale que d’autres. J’ai eu tort. Heureusement que j’ai suivi mon instinct en achetant le tome 1 dans ma librairie bordelaise préférée… avant de m’apercevoir qu’ils sont tous à ma bibliothèque attitrée.
  Le point fort de ce tome 1, c’est indéniablement ses dialogues. Forts, vivants, percutants. Les personnages se répondent du tac au tac, avec un humour noir certain. Tout le bouquin baigne dans l’humour noir. Un univers sombre et fantastique qui s’esquisse peu à peu dans ce premier tome, il y a beaucoup à faire dessus, alors j’espère qu’il s’étoffera dans les livres suivants. Pour l’instant, je trouve qu’il lui manque quelque chose, je ne sais pas bien quoi… Il lui manque un peu de profondeur, quelque chose me gêne. Peut-être la distinction n’est-elle pas assez accentuée entre le monde normal et le monde de la magie, j’aurais aimé des différences plus flagrantes pour mieux m’y retrouver. Ou bien l’intérêt est-il que les deux mondes se mélangent et se mêlent pleinement ? Je préférerais qu’ils soient plus distincts. Je réserve mon jugement définitif pour le tome 2, qui devrait achever de fixer notre découverte de l’univers magique.
  Des personnages pas trop nombreux, attachants, Skully surtout, il est juste gé-nial. Les prénoms sont originaux, mais peut-être un peu trop basés sur des noms propres à mon goût (Hideous Quatépingles, Meritorious, Skully…). J’ai un faible pour les noms qui n’ont pas été inventés par l’auteur, mais qui sont suffisamment rares et bizarres pour charmer (du genre Svadilfari ou Odysseus, ils sont pas juste super ces prénoms-là ?).
  Je m’attendais, il est vrai, à davantage de péripéties sans lien avec l’intrigue principale. J’ai eu l’impression, au cours de ma lecture, que la nature de détective de Skully Fourbery avait été un peu laissée de côté, au profit de sa lutte contre Serpine. J’aurais aimé plus d’enquêtes parallèles, qui délivreraient de petits indices sur l’intrigue principale , peut-être. Je pense aussi que ces mini-enquêtes nous auraient aidés à mieux visualiser le monde magique, en nous en montrant certaines de ses créatures spécifiques par exemple.
  Ce qui est sûr, c’est que les moments calmes sont rares, ou alors pile assez courts pour reposer un peu le lecteur avant de repartir dans l’action. Malgré une histoire un tantinet prévisible, l’intrigue est prenante et on a du mal à sortir de sa lecture. Un très bon lecteur peut même facilement le lire d’une seule traite. Ce n’est pas le genre de livre qui se déroule avec calme et recul, sur de longues semaines de délibérations ; on est dans l’action, dans la place, dans les cascades et dans l’humour noir. Une superbe aventure !

 

Précisions apportées après ma lecture du tome 2

  Malheureusement, je reste un peu sur ma faim concernant cet univers magique dont j’espérais découvrir des frontières plus tangibles avec le monde réel. Je viens de commencer le tome 3 et décidément, les deux univers se mélangent beaucoup… Alors je suppose que c’est voulu par l’auteur, ou bien que c’est un défaut pur et simple.
  L’humour, que j’avais tendance à trouver un chouia forcé dans le premier tome, s’affine finalement sans cesse au fil des tomes. Derek Landy s’aguerrit et je trouve, en ce début de tome 3, les plaisanteries ou l’insolence de Skully plus réussies que jamais.

 

 

Mes notes :

Le titre : 2/2
La mise en page : 2/3 Pour les enluminures à chaque début de chapitre…
Le langage : 3/4
La nature : 2/2
Le thème : 3/3
Le genre : 1/2
L’intrigue : 4/5
Les personnages : 3/3
Le style littéraire : 3/3
Le plaisir de la lecture : 2/3
 
Total : 25/30.
//petit rappel : à mon sens, ce n’est pas vraiment le total des points qui compte, mais plutôt les notes par catégorie : il est plus intéressant et instructif de noter à quel endroit le livre a perdu des points, et pourquoi.//

 

 

CQFD :

Conclusion ? Malgré quelques a priori, je suis contente d’avoir découvert la série. Comme d’habitude je suis un peu découragée parce qu’il y a PLEIN de tomes, mais si le quatrième me tombe sous la main je le lirais volontiers !

 

 

Amitiés,

Shishi et Chinmoku.

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