Réda et le maître génie, de Florent Gounon

 

Réda et le maître génie

 

[Cette chronique date pas mal et elle n’est pas très bien rédigée. Je gage que lors de la sortie du tome 3, je la rééccrirai. Allez, du coup, on le veut vite, ce tome 3 !]

 

Mon résumé : 

  Bienvenue dans le royaume d’Assia, où génies et tapis volants côtoient les technologies modernes… Réda est un jeune homme plutôt  timide et discret, mais doté d’une maîtrise sans égal de la conduite du tapis volant. Il se fait remarquer par Ghanem, le champion mondial de cette discipline, lors du passage exceptionnel de ce dernier dans sa ville… 
  L’aventure de Réda commence. Il s’inscrit à la plus grande course de tapis du monde avec son cousin Khalil et Zaki, un petit singe aussi drôle qu’insupportable. Mais durant les étapes et lors des pauses du parcours, les deux adolescents s’aperçoivent bien vite qu’on en veut à leur vie… D’autant plus que Réda a été contacté par la très mystérieuse confrérie des génies, et que leur grand-père vient de disparaître comme par magie… 

 

 

Publiés aux éditions du Jasmin. Tome 1 = 375 pages. Tome 2 = 330. Gros format. 

Coût : 16,50 € le livre. 

 

 

Comment j’ai connu Réda et le maître génie : 

  Je fus présente, en l’année 2014, au très prestigieux Salon du Livre et de la Presse de Montreuil. Alors que je rôdais autour du stand des éditions du Diable Vauvert, j’ai fait la rencontre de Florent Gounon, un auteur jeunesse encore assez peu connu. J’ai alors découvert, avec surprise, qu’on m’avait conseillé son livre un an auparavant, sur le site littéraire bien connu Babelio. Enchantée par la coïncidence, je le rejoins sur son propre stand, et achète le tome 1 des aventures du jeune Réda, intitulées « Réda et le maître génie »… 

 

 

 

Mon verdict : 

Tout d’abord, le concept des génies intégrés au monde moderne est excellent. C’est une très bonne idée, bien développée, et on ne peut qu’en admirer l’originalité. Les courses de tapis sont palpitantes, bien décrites, et les dialogues des personnages sont bien pensés – je pense là aux morales ou aux messages philosophiques qui sont ainsi communiqués. Un peu longs parfois, mais ils ont été réfléchis. 
  Puis les points négatifs ; ce qui m’a vraiment marquée, en tant qu’amoureuse des personnages littéraires fictifs, ce sont les descriptions physiques, qui interviennent soit très tard soit pas du tout, et qui souvent ne sont pas très précises. Gibril est « un jeune homme », a « un visage juvénile ». Qu’en est-il de ses cheveux, ses yeux, sa stature ? Ibtissem est décrite bien après son apparition ; on s’interroge longtemps sur son apparence. Mais pour d’autres personnages, comme par exemple Réda, Ghanem ou Khalil, les descriptions sont bien présentes. 
Petit bémol supplémentaire : tous les personnages ont des prénoms d’origine arabe. Ouille, la mémoire… Dur dur de se souvenir de qui est qui. Cela embrouille le lecteur. Mais Florent Gounon dit avoir exploré les prénoms perses dans le tome 2. Peut-être qu’on aura enfin un mélange hétérogène dans le tome 3 ! 
Les génies sont omniprésents dans le récit : les génies domestiques, ceux de la confrérie… Mais très peu prennent la parole. J’ai été étonnée par le mutisme notamment des génies domestiques. Pourquoi ne pas en faire intervenir un en tant que protagoniste ? Leur construire une personnalité qui soit mise en avant aux côtés de celles des humains ? C’est apparemment le projet du tome 3. 
Réda est un garçon très mature pour son âge, peut-être un peu trop : la chose s’améliore néanmoins dans le tome 2, il est « décoincé » par Florent Gounon. Zaki, le petit singe, est un peu la mascotte de la série ; pour ma part je l’ai peu apprécié, j’ai du mal avec ce genre de perso rigolard qu’on retrouve souvent dans les séries de fantasy, et qui servent à détendre l’atmosphère globale du roman. En revanche, j’ai beaucoup aimé Ibtissem ; que dire d’Abnar, le vieil homme affable, typique et un peu farfelu que tout le monde aimerait avoir pour grand-père ! 

 

 

Mes notes : 

Le titre : 1/2 
La mise en page : 3/3 
Le langage : 3/4 
La nature : 2/2 
Le thème : 3/3 
Le genre : 2/2 
L’intrigue : 3/5 
Les personnages : 1/3 
Le style littéraire : 2/3 
Le plaisir de la lecture : 3/3 
Total : 23/30 
//petit rappel : à mon sens, ce n’est pas vraiment le total des points qui compte, mais plutôt les notes par catégorie : il est plus intéressant et instructif de noter à quel endroit le livre a perdu des points, et pourquoi.// 

 

 

CQFD : 

Ce n’est pas excellemment super comme résultat final… Mais Florent m’a dit avoir plusieurs fois entendu les remarques indiquées ci-dessus, et y avoir remédié dans son tome 2. Sachant qu’au moins trois tomes sont prévus, laissez-vous tenter ! Personnellement, l’histoire m’a séduite, et je fais confiance à l’auteur pour corriger les imperfections. Réda et la menace magicienne est sorti le 31 janvier 2015. Prêts pour le départ ? 

 

 

 

Amitiés, 

Shishi et Chinmoku.

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