Servamp, de Tanaka Strike

Salutations.

 

Servamp

 

Pour la première fois, je vais innover dans mes chroniques : aujourd’hui, je vous présente non pas un roman mais un manga !

Car oui, je suis une otaku, une amatrice de mangas, d’animes et de culture japonaise. Seulement cela se voit peu sur le Monde Fantasyque. Il est temps de rentabiliser un peu cet aspect de ma personnalité pour davantage fournir ce blog.

 

Servamp

 

Mon résumé :

  Shirota Mahiru est un lycéen japonais. Orphelin, il a été recueilli par son oncle étant enfant ; mais à cause de son travail, cet oncle est très rarement présent chez eux, et Mahiru a développé un rare savoir-faire pour tout ce qui touche aux tâches manuelles ou ménagères. Il est autonome, très indépendant. C’est un jeune homme terre-à-terre qui se dévoue toujours pour le bien commun et qui est systématiquement volontaire, même pour les tâches ingrates dont personne ne veut.
  Un soir, en rentrant du lycée, il trouve dans la rue un petit chaton noir abandonné sur le trottoir. Responsable, il l’amène chez lui et le prénomme Kuro – fort original.
  Pour une fois, Mahiru aurait dû s’abstenir de servir l’intérêt commun… Le lendemain, en revenant dans son appartement, il tombe sur un type très louche qui regarde des émissions idiotes à la télé en engloutissant des nouilles instantanées. Un peu en panique, il ouvre grand les rideaux du salon, et le type se transforme instantanément… en Kuro, son chaton. Pour sûr, Mahiru est pris de court ! Mais il n’est pas au bout de ses surprises.

Servamp

 

  Kuro est un « servamp », l’un des huit vampires originels qui se dissimulent de par le monde, chacun symbolisant un péché capital et ayant une forme animale, qu’ils perdent momentanément dès qu’ils sont exposés à la lumière du soleil. Tous sont frères et sœurs. Ainsi Kuro est Sleepy Ash, le vampire de la Paresse, le grand frère des autres vampires. Quand un humain tombe sur l’un de ces vampires et qu’il lui donne un nom, la plupart du temps sans connaître sa véritable nature, il devient son maître et est responsable de lui. C’est ce qui s’est passé pour Mahiru et Kuro.
  Mais non, je ne me suis pas trompée, j’ai bien parlé de huit vampires symbolisant les péchés capitaux, alors que normalement il n’y en a que sept… Le huitième Servamp, le benjamin de la fratrie, incarne la Mélancolie. C’est d’ailleurs lui qui va venir chercher des noises à Mahiru et Kuro alors que nos deux compères tentent tant bien que mal de s’entendre et de vivre ensemble. Tsubaki, comme s’appelle désormais ce huitième vampire au maître inconnu, a pour macabre projet d’assassiner un à un tous les autres servamps, dans le but de se venger d’eux : oublié depuis des siècles, effacé de l’Histoire, il l’a très mauvaise. Sleepy Ash est le premier de ses frères qu’il a pu retrouver.
ServampLui, c’est Tsubaki.

 

  Heureusement, les autres servamps ne vont pas tarder à se manifester… Entre la Colère sur les nerfs, la Luxure exhibitionniste ou l’Orgueil un peu pédant, Mahiru va avoir fort à faire pour à la fois survivre et motiver tous ces servamps à s’opposer à Tsubaki…

 

 

 

Série éditée aux éditions Doki-Doki ; 9 tomes sont sortis, mais elle est toujours en cours de parution.

Coût : 7,50 €  l’un.

 

 Servamp

 

 

Mon verdict :

  J’ai eu un coup de cœur immédiat pour Servamp, grâce à plusieurs facteurs qui, à mon sens, font que le manga se démarque des autres shônen.
  Déjà, les dessins m’ont conquise. Ils sont simples mais dynamiques, et ils ont peu changé depuis les premiers tomes : Tanaka Strike a visiblement un coup de crayon qu’il maîtrise depuis longtemps. J’ai particulièrement apprécié les postures adoptées par les personnages, leurs répartitions dans les cases. Voyez :

Servamp

 

  Et ce dynamisme des protagonistes sur les couvertures! Ils ont vraiment un petit truc qui les différencie des autres. J’aime leur comportement décontracté, l’espèce de nonchalance que l’auteure parvient à leur donner, même dans les scènes de combat. Cette désinvolture constante est même la clé du personnage de Kuro, représentant de la Paresse. Les mains dans les poches ou les bras ballants, le dos voûté ; ce genre d’attitude est souvent utilisé dans les mangas pour donner  une espèce de suffisance aux personnages. Mais c’est la première fois que je trouve la technique vraiment crédible. Certains personnages se ressemblent un peu,  il est vrai : à partir du tome 5, plein de nouveaux arrivent, et même si chacun a plus ou moins son style bien à lui, ceux qui ne sont ni les servamps ni leurs maîtres se confondent souvent dans ma tête. Il y a même un peu trop de personnages secondaires à mon goût. Rien qu’avec les 8 servamps et leurs maîtres, on tombe à 16 protagonistes minimum, mais à cela s’ajoutent les vampires de 2ème classe, les membres du C3 (une organisation militaire)… On est vite submergé par les nouveaux visages, comme je l’ai dit plus haut. Avoir 16 protagonistes est déjà une prise de risque, et les membres du C3 sont, à mon sens, beaucoup trop nombreux par rapport à leur utilité.
  Concernant les servamps, je trouve que les binômes ont été bien réfléchis et que tous font de belles étincelles. Ils se complètent très bien : Kuro le paresseux et Mahiru trop motivé, Misono le prude et Lily l’extraverti, Tetsu serviable et Hugh imbu de lui-même… Chaque servamp est très influencé par le péché capital qu’il représente, évidemment, mais cela sert à les différencier les uns des autres. Et les relations qu’ils ont avec leurs maîtres sont par moments vraiment hilarantes. Leurs designs sont originaux sans être exagérément bizarres (parfois, certains mangakas collent des styles impossible à leurs persos pour se démarquer, je parle de One Piece notamment). L’univers du manga est urbain mais fantastique, empreint d’une espèce de poésie qui, couplée à la légèreté de l’humour et à cette espèce de nonchalance des personnages, donne une atmosphère unique à la série.
ServampRegardez-moi ces ombres… C’est l’une de mes scènes préférées, rien que pour l’atmosphère qui se dégage de cette image…

 

  L’intrigue, pour le coup, est assez basique : une histoire de vampires liés aux péchés capitaux, ce n’est pas très novateur. Mais l’auteure, plutôt que de rechercher une atmosphère sombre et sérieuse, comme l’exigeraient normalement ces deux thèmes associés, a plutôt misé sur l’humour, la légèreté. C’est plus original et surtout, ça lui a réussi.
  Les enjeux scénaristiques sont révélés dès le tome 1, et je trouve ça très profitable à la série au vu de sa construction. En donnant ainsi directement une vision d’ensemble de son histoire, l’auteure nous garantit qu’il sait déjà grosso modo comment conclure son affaire. C’est une sorte de sécurité instaurée par rapport, entre autres, à la durée du manga : on devine qu’une fois le dénouement atteint, la série ne se poursuivra pas. Elle craint peu le souci du « tome de trop ». Servamp suit un fil rouge bien précis et ne s’en écarte pas. Il est un peu difficile de juger si l’intrigue est bien répartie sur les tomes, vu que la série n’est pas finie, mais avec les 8 tomes déjà sortis, je peux déjà dire que l’auteure se débrouille pour faire monter la tension crescendo tout en maintenant la légèreté du tout. Il y a juste un peu trop d’arcs différents je trouve, on s’y perd un peu, mais c’est un petit défaut.
  Heureusement, une part de mystère demeure, pile assez pour attiser la curiosité sans perdre l’aspect léger et la certitude qu’on sait toujours où on va. Franchement, c’est très bien géré. L’intrigue est complexe mais le fil rouge reste clair et facile à suivre.
  Les moments qui s veulent émouvants le sont vraiment, et l’auteure, quand vient un moment crucial dans la relation entre uns ervamp et son maître (en dire plus relèverait du spoil) a une façon bien à elle de le mettre en valeur. Ses mises en scène de flash-backs, les allégories des péchés capitaux lors de ces moments… Je suis complètement sous le charme.
  Et enfin, je voulais dire un petit mot sur la traduction : j’ignore si c’est aussi le cas en japonais, mais le vocabulaire dans Servamp est quelque peu… détendu. C’est plein d’argot, j’adore. Les dialogues y gagnent une saveur particulière que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs. De petites phrases ajoutées à côté des bulles, comme des espèces de bonus aux paroles, accentuent le côté pas très sérieux de l’histoire (ce sont des phrases rigolotes) et aident à décompresser dans les scènes d’action.

Servamp

 

 

 

Ma note :

rr

Points forts :

Chara design soigné
Originalité des dialogues

rr

Points faibles :

Manque cruellement de personnages féminins
Backstory parfois cliché

rr

ShishiShishi fanboy. Coup de coeur absolu, livre à jamais dans mes annales, à conseiller à chaque occasion.

rr

 rr

Servamp

 

 

CQFD :

Servamp est mon deuxième coup de cœur absolu catégorie manga (je vous présenterai le premier une fois prochaine). Je le recommande à tous les fans de shônen, car s’il reste soigneusement dans les normes du genre, il parvient pourtant à se démarquer de ses semblables avec son atmosphère si bien entretenue…
Un anime est prévu pour juillet 2016. Qui le suivra ? Moi je serai de l’aventure, j’ai hâte !
ServampEt un petit fanart dont je n’ai pu retrouver l’auteur…

 

 

 

Amitiés,

Shishi et Chinmoku.

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