Le combat d’hiver, de Jean-Claude Mourlevat

Salutations.

 

Ceci est une mini-chronique

 Le principe d’une mini-chronique ? C’est la même chose qu’une chronique normale, avec des parties en moins (pas de citation, ni de notes) et un verdict plus court. J’ai ajouté ce format au Monde Fantasyque car la majorité des chroniques me demandent beaucoup de temps du fait de leur longueur ; certains livres ne me motivent pas assez pour que je passe beaucoup de temps dessus. Raccourcir l’ensemble me permet de leur consacrer un article sans forcer mon écriture ! Je posterai aussi de vieilles chroniques incomplètes qui traînaient dans mes archives et que je n’ai pas le coeur de jeter sans vous les avoir fait découvrir.

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Le combat d'hiver

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Mon résumé :

  Helen, Milena, Bartolomeo et Milos ont dix-sept ans tous les quatre. Ils sont répartis dans deux orphelinats, un de garçons et un de filles ; là-bas prônent la sévérité et la rigidité… L’autorité est détenue par une armée de gardiens et gardiennes dépourvus de compassion pour ceux qu’ils surveillent comme des prisonniers jour et nuit. Des orphelinats somme toute assez clichés, on en conviendra. Mais il y a une raison à la dure vie que mènent ces adolescents dans cet environnement si triste et austère : tous sont les enfants de résistants qui, voici des années, s’opposèrent au régime totalitaire de la Phalange, désormais au pouvoir…
  Ils l’ignorent encore, mais le sang rebelle de leurs parents coule toujours dans leurs veines et bientôt, la fantaisie les prendra eux aussi de tenter de changer le monde. Forts de leur solidarité et de l’espoir latent qui bat encore dans le cœur du peuple, les descendants de ceux qui se sont battus pour la liberté sauront-ils renverser la balance ? Et à quel prix ?

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Roman publié en 2006 aux éditions Gallimard puis réédité. Je dispose d’une édition chez Gallimard, Pôle fiction, parue en 2010. Format poche. 418 pages.

Coût : 6,70€.

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Comment j’ai découvert Le combat d’hiver :

Il s’agit d’un classique de littérature jeunesse ! Je souhaitais l’offrir à une amie pour son anniversaire au vu de sa réputation et j’en ai profité pour le lire du même coup, avant de le lui donner.

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Mon petit verdict :

  Je pense que j’aurais dû lire ce roman plus tôt, dans ma préadolescence. Il ne faut pas perdre de vue qu’il est sorti il y a dix ans déjà ! Et à ce titre, il fait véritablement office de précurseur de la dystopie adolescente telle qu’on la connaît aujourd’hui. Tous les codes de ce genre de romans sont présents : l’orphelinat cauchemardesque, les ados rebelles avec leurs amourettes qui mettent la larme à l’œil (pas à mon œil à moi néanmoins), et le régime tyrannique qui représente tout ce qui se fait en matière d’oppression. Malgré ces stéréotypes (qui n’en étaient pas il y a dix ans), la plume de Jean-Claude Mourlevat se démarque et sa manière de traiter son histoire, les rebondissements de son intrigue, restent d’une qualité supérieure à celle d’une énième dystopie sans originalité.
  L’action n’est pas du tout située d’un point de vue géographique, mais le terme de la Phalange par exemple, me rappelle beaucoup l’organisme fasciste du même nom qui s’est développée au 20ème siècle en Espagne (je fais pas genre, j’ai eu des cours dessus). A part ça et les sciences génétiques, ça ressemblerait presque à de l’Histoire revisitée.
  Les personnages s’avèrent attachants, très classiques du point de vue des caractères. La surprise n’est pas au rendez-vous, mais cela n’empêche pas le lecteur de les suivre avec plaisir au fil de leur révolution.
  Un petit mot sur la fin ? La surprise de Milos (mais chut, pas trop de détails !) m’a énormément plu. Un dénouement en beauté.

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CQFD :

  Un roman somme toute très classique du fait de son ancienneté, mais que je devine parfaitement adapté à l’apprentissage de la dystopie avec l’entrée dans l’adolescence. Le lire trop tard dans son parcours littéraire peut néanmoins occasionner quelques déceptions…

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Si tu as aimé Le combat d’hiver, tu aimeras…

Tant que nous sommes vivants, d’Anne-Laure Bondoux
Les orphelines d’Abbey Road, d’Audren
Aerkaos, de Jean-Michel Payet

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Amitiés,

Shishi et Chinmoku.

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6 commentaires sur “Le combat d’hiver, de Jean-Claude Mourlevat

  1. Un roman sympa, mais qui aurait pu être plus abouti, par exemple au niveau du rythme: un début longuet (mais pourquoi pas), mais une seconde moitié bien plus rapide, tout est un peu survolé c’est dommage. Par contre, la plume est agréable à lire.

    Aimé par 1 personne

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