Nils & Zéna, de Sylvie Deshors et Apolline Delporte

Salutations.

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Nils et Zéna

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Mon résumé :

  Cet été, une nouvelle est arrivée dans le quartier de Nils : elle s’appelle Zéna et elle collectionne les bizarreries : un caractère atypique, un corbeau de compagnie qu’elle appelle Kraï… En lui apportant une corde pour équiper la cabane qu’elle construisait dans son nouveau jardin, il est devenu son meilleur ami ; maintenant, ils font les quatre coups ensemble.
  Un soir, en allant récupérer des bûches pour la cheminée dans la cave d’un manoir abandonné, le duo de choc découvre un étrange butin derrière les tas de bois. Des vêtements de marque dans des cartons dissimulés : un trafic clandestin, rien de moins ! D’un commun accord, ils décident de n’en parler à personne, récupèrent leur bois et s’en retournent vite au chaud.
  Mais le lendemain au collège, Nils a la mauvaise surprise de découvrir Zéna paradant dans la cour, entourée de curieux et… portant l’un des habits qu’ils avaient vu la veille, très reconnaissable. Ils l’ignorent encore, mais cette petite imprudence va attirer sur eux des attentions dont ils se seraient largement passés.

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Roman graphique publié en mars 2017 chez les éditions Sarbacane. Série prévue en trilogie. Format poche, 136 pages – en comptant les dessins.

Coût : 10,90€.

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Comment j’ai découvert Nils& Zéna – L’homme au cigare :

  Il s’agit d’un partenariat avec les éditions Sarbacane ; je les remercie pour cet envoi !

 

Nils et ZénaComme j’ai eu le bouquin au format numérique, c’était un peu la galère pour prendre une photo de la couverture avec Shishi ; d’où la photo tirée d’Internet postée plus haut. Cu-dessus, l’une de mes tentatives, avant que j’abandonne à cause de la vilaine luminosité et des effets numériques de mon ordi…

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Une petite mise en bouche…

  Les premiers détails que capte son regard : une paire de pattes noires à côté d’une paire de bottines rouges. Zéna et Kraï le guettent, du haut des escaliers du métro.
  Zéna s’avance d’un pas. Après un intense regard – un regard, songe Nils, qui fait un bien fou –, elle le tire par la main. Ils s’enfuient sans attendre, Kraï leur ouvre la voie. Il vole en rase-mottes et les passants, effrayés, s’écartent devant le corbeau fou !
  Ils courent, encore. Vers la cabane. Un abri, le leur.
  Enfin, la masse feuillue du cerisier se découpe sur le ciel d’un noir veiné d’orange. Sans se l’avouer, ils ont terriblement hâte de se réfugier dans la cabane perchée. Ils s’apprêtent à longer le Manoir, et…
  Zéna se fige. Main sur la bouche, Nils étouffe un cri. Son amie lui pince le bras à lui faire mal. Il la regarde, interloqué : un frisson la secoue des pieds aux tresses.

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Mon verdict :

  Nils& Zéna est destiné à un public un peu plus jeune que moi ; dix-treize ans à l’idéal, je dirais. Néanmoins, il n’appartient pas à ce type de roman qui, passé l’âge visé, devient illisible ; niveau adaptation tous publics, on n’atteint pas la Passe-Miroir non plus, mais il se lit facilement même quand on est plus vieux. Je pense que cela tient au style littéraire qui est frais, piquant, très imagé et sans cesse en rebondissements ; de là à faire un parallélisme avec le caractère de Nils, danseur émérite qui a l’entraînante manie de se mettre à danser dès qu’il stresse, il n’y a qu’un pas…
  Des romans policiers avec des adolescents pour héros et des intrigues à l’échelle de leur quartier, il y en a des dizaines. En quoi Nils et Zéna se démarque-t-il des autres ? Principalement, comme je l’ai dit plus haut, par son écriture vive qui accroche le lecteur quel que soit son âge, mais aussi par les caractéristiques de ses personnages et son univers en général. Avouons-le, Nils et Zéna sortent de l’ordinaire, plutôt que de se fondre dans un moule pour favoriser l’identification. Zéna a un corbac apprivoisé et un caractère à part, Nils danse comme il respire quelles que soient les circonstances ; leur amitié fait plaisir à voir (tant que ça ne dégénère pas en amourette. Si l’histoire part dans cette direction, je ne réponds plus de rien. Pour l’instant ça flirte gentiment, mais ça peut encore passer pour une amitié fusionnelle). Les autres personnages ne sont pas très développés, mais cela viendra certainement dans le tome 2. Dans tous les cas, ce duo fonctionne très bien par son originalité.

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  L’intrigue se base sur un élément exclusif à l’histoire, c’est-à-dire la marque des vêtements trouvés par nos héros dans la cave du Manoir. Détail appuyé par les dessins qui parsèment l’ouvrage (il s’agit d’un roman graphique je le rappelle) ; le petit monstre qui leur sert d’égérie a du style, bien que sa description à l’écrit ne soit pas en total accord avec sa représentation picturale. Concernant l’intrigue au sens plus large, je souligne les moments d’action au cours desquels le danger est concret et pris très au sérieux ; parfois dans ce genre de roman, le danger reste à la même échelle que l’intrigue, soit peu conséquent, mais ce n’est pas le cas ici : Nils et Zéna sont confrontés à une violence réelle et se mêlent clairement d’une affaire qui les dépasse. Pour l’instant ils s’en sortent remarquablement bien, mais la chance tournera-t-elle à l’avenir ? Ce serait intéressant. L’auteure s’est déjà débrouillée pour nous faire ressentir toute la tension de la première scène de vraie violence, qui nous plonge directement dans une ambiance différente du début du roman et qui insiste bien sur le décalage entre les illusions de nos héros quant à leurs implications dans une affaire illégale, et la réalité. Pas de choc émotionnel à prévoir cariños, juste une belle frayeur comme on les aime en lisant un bon bouquin.
  Les dessins restent moins nombreux que ce à quoi je m’attendais, mais c’était le premier roman graphique que je lisais alors j’ignore si mes attentes correspondaient ou pas à la réalité du genre. Mais malgré cette « rareté », ces illustrations desservent correctement le livre et lui donnent un support visuel bienvenu, tant pour des détails comme le symbole de la marque impliquée dans l’intrigue que pour le design des personnages – vous me connaissez, le design des personnages, qu’il soit uniquement décrit ou représenté en illustration, est toujours primordial pour moi… Le coup de crayon est épuré et possède son grain bien à lui, malgré des aspects assez caricaturaux dans les traits de certains portraits – je pense notamment à l’homme au cigare.

Nils et Zéna

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Ma note :

 

Points forts :

Ecriture imagée
Personnages originaux

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Points faibles :

Illustrations moins intégrées au roman que prévu

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Conclusion :

ShishiDeux étoiles : un Shishi à l’aise. Lecture satisfaisante, ressenti positif, mais pas de défaut majeur ni de qualité qui ressort plus qu’à l’ordinaire.

 

 

 

CQFD :

  Un roman entraînant au style très vif, une enquête policière qui se prend au sérieux et des personnages originaux. Illustrations épurées mais efficaces. En somme, un très bon bouquin si tu veux inciter un ado de onze à treize ans à la lecture, ou même s’il est déjà bon lecteur, le cadeau lui fera plaisir de toute façon.

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Si tu as aimé Nils&Zéna, tu aimeras…

Orphan Project, de Claire Gratias
Nom de code : Komiko, de Naomi Paul (pour des lecteurs un chouia plus grands)

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Amitiés,

Shishi et Chinmoku.

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2 commentaires sur “Nils & Zéna, de Sylvie Deshors et Apolline Delporte

  1. J’ai lu les deux tomes en partenariats, mais je n’est pas réussi à en faire une chronique :/ Je n’ai pas vraiment accroché à l’histoire que j’ai trouvé trop simple, même si je pense que des plus jeunes adoreraient

    Aimé par 1 personne

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